Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 56 lignes (max. 75 signes), 555 mots et 3912 signes.

    apic/Tchétchénie

    Tchétchénie: l’Eglise orthodoxe craint que le conflit ne s’étende (050195)

    Dimension religieuse au conflit

    Moscou, 5janvier(APIC) L’Eglise orthodoxe russe craint que le conflit entre Russes et Tchétchènes ne s’étende, malgré l’annonce de la fin des bombardements sur la capitale Grozny, faite mercredi par le président russe

    Boris Eltsine. Le Patriarcat de l’Eglise orthodoxe russe fait du reste état

    d’une opposition croissante au sein de l’Eglise à la campagne militaire menée en Tchétchénie. La dimension religieuse du conflit est aujourd’hui ouvertement évoquée. La Tchétchénie, estime-t-on, pourrait donner des idées à

    nombre de minorités en Russie.

    Selon un porte-parole du patriarcat, les responsables d’Eglise sont

    "profondément préoccupés" car ils craignent que les différences religieuses

    entre les parties en conflit dans la République rebelle ne soient utilisées

    pour attiser les conflits interconfessionnels dans d’autres régions de la

    Fédération russe. "Au sein du Patriarcat, personne n’a essayé de justifier

    cette guerre", a cependant déclaré le prêtre Vsevolod Chaplin, du Département des relations extérieures de l’Eglise russe.

    "Naturellement, nous reconnaissons qu’il est nécessaire de maintenir

    l’intégrité de l’Etat russe, et de mettre fin au désordre et à la criminalité qui règnent en Tchétchénie et qui ont posé des problèmes au reste de

    la Russie. Mais, de toute évidence, les solutions apportées en ce cas ne

    sont pas appropriées, en particulier si l’on tient compte du nombre très

    élevé de morts et de blessés parmi les civils".

    En décembre déjà, l’Eglise orthodoxe russe, par le patriarche Alexis II,

    avait exprimé "sa profonde préoccupation" devant le nombre croissant de

    victimes innocentes parmi la population civile de Grozny. Un appel commun

    signé par Alexis II et le mufti Alsabekov, responsable musulman de la République dissidente, avait de plus été lancé le 16 décembre pour mettre fin à

    ce conflit.

    Retombées religieuses

    Dans une déclaration faite cette semaine, V. Chaplin s’inquiétait du

    sort des soldats russes, "jeunes et inexpérimentés". Des centaines d’entre

    eux auraient déjà été tués lors des attaques successives lancées contre

    Grozny. Selon lui, la seule paroisse orthodoxe de cette ville a été occupée

    par des réfugiés dès l’apparition des chars russes.

    Interrogé sur les implications du conflit pour les relations entre orthodoxes et musulmans, V. Chaplin a fait part de son inquiétude. Selon lui,

    nombreux sont ceux qui, au sein de l’Eglise, craignent que certains groupes

    religieux ne donnent au conflit une dimension religieuse. "A l’heure actuelle, il y a eu peu de risques immédiats. Mais certains estiment qu’il faudrait que chrétiens et musulmans collaborent pour empêcher la religion

    d’être exploitée en vue d’aggraver les conflits dans cette région et ailleurs".

    Les Russes de souche, dont la plupart sont membres de l’Eglise orthodoxe, composent environ un quart de la population tchétchène, forte de

    800’000 habitants.

    Risque d’enchaînement

    Depuis quelques années, on assiste à un retour des pratiques religieuses

    au sein de la majorité musulmane sunnite. Tandis que les responsables

    tchétchènes rejettent les commentaires de la presse indiquant que les fondamentalistes islamiques multiplient leurs activités, de nombreux combattants tchétchènes arborent des insignes islamiques alors que se déroulent

    les combats. Les Etats de la Ligue arabe se sont aussi prononcés en faveur

    de l’autonomie de la Tchétchénie.

    Selon Aleksander Khmielnitsky, un prêtre de l’Eglise catholique romaine

    de Russie, d’autres groupes religieux craignent que la catastrophe tchétchène ne conduise à "un enchaînement d’événements encore plus tragiques" en

    incitant d’autres populations minoritaires à manifester leur hostilité à

    l’égard de Moscou. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus