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    apic/Tchéquie/ prêtres clandestins/solution en vue

    Tchéquie:Vers une solution pour (231095)

    les "prêtres clandestins" mariés

    La solution de la Conférence épiscopale: une éparchie de rite byzantin

    Prague, 23octobre(APIC) On s’achemine vers une solution pour régler le

    douloureux problème de l’engagement pastoral des "prêtres clandestins" mariés de l’ancienne "Eglise du silence" en Tchéquie. L’idée de la Conférence

    épiscopale tchèque:la création d’une nouvelle éparchie (diocèse) de rite

    byzantin englobant tout le territoire de la Tchéquie.

    Dans l’Eglise gréco-catholique, en effet, la majorité des prêtres sont

    mariés, ce qui permettrait de résoudre certains cas d’anciens prêtres clandestins mariés. Née à l’époque de la persécution stalinienne en ex-Tchécoslovaquie, l’"Eglise clandestine" ou "Eglise du silence" (Ecclesia silentii), aurait compté dans ses rangs, durant les 4 décennies de communisme,

    quelque 40 évêques clandestins pour la Bohème, la Moravie et la Slovaquie.

    Les estimations concernant les prêtres clandestins varient entre 200 et

    600, mais ce dernier chiffre semble exagéré. Une partie d’entre eux sont

    déjà âgés ou décédés.

    Un certain nombre de prêtres et d’évêques catholiques mariés continuent

    de réclamer une reconnaissance officielle et la possibilité de réintégrer

    leurs fonctions sacerdotales. Ordonnés clandestinement sous le régime communiste, ces prêtres n’acceptent pas tous d’être assimilés à des diacres

    permanents ou d’être incorporés à l’Eglise catholique de rite byzantin qui

    n’impose pas le célibat des prêtres, comme on le leur propose.

    Pas de prélature personnelle

    Souhaitée par certains milieux de l’Eglise clandestine, la solution

    d’une prélature personnelle de rite latin n’a jamais été prise en considération par les évêques tchèques, affirme le Père Miloslav Fiala, porte-parole de la Conférence des évêques tchèques. De toute façon, l’atomisation

    et le fractionnement des tendances à l’intérieur de l’Eglise clandestine

    n’auraient pas permis une telle solution, raison pour laquelle cette idée a

    été abandonnée, souligne-t-il. En effet, chez les ex-clandestins, on rencontre un large spectre de conceptions - souvent divergentes - par exemple

    concernant l’autorité dans l’Eglise, ainsi que des accusations mutuelles et

    des exigences personnelles.

    Selon les informations fournies par le P. Fiala à l’agence de presse

    catholique autrichienne "Kathpress", une soixantaine de prêtres mariés sont

    aujourd’hui actifs en pastorale en tant que diacres permanents dans l’Eglise de rite latin, solution adoptée en accord avec les instances concernées

    du Vatican. De plus, dix autres prêtres mariés oeuvrent comme prêtres dans

    l’Eglise gréco-catholique. Le règlement de la question des prêtres mariés

    ordonnés durant les persécutions - la Congrégation romaine pour la doctrine

    de la foi a édicté des directives à ce sujet en 1992 - ne trouve pas toujours l’assentiment des personnes concernées.

    On sait en effet qu’un nombre non négligeable de prêtres de l’Eglise

    clandestine ne se sont pas annoncés pour une tâche pastorale officielle. Le

    cas des évêques mariés est encore plus difficile à régler. C’est ainsi le

    cas de Fridolin Zahradnik, qui refuse de renoncer formellement par écrit à

    son ministère épiscopal et n’accepte pas de travailler dans l’Eglise latine

    au titre de diacre, comme le lui proposait l’autorité diocésaine.

    L’Eglise clandestine, un "état d’exception"

    Au printemps 1992, les évêques de Bohème et de Moravie, après avoir salué leurs sacrifices et reconnu leurs grands mérites durant les temps de la

    persécution religieuse, ont demandé aux clandestins de rentrer dans le rang

    et de faire un "dernier sacrifice", celui d’accepter les décisions des évêques les concernant. Les évêques officiels estiment en effet qu’il est

    temps de mettre un terme à "l’état d’exception" que constitue l’Eglise

    clandestine. Ils veulent que les activités des clandestins soient à nouveau

    coordonnées par des évêques, comme l’exigent le Concile Vatican II et le

    droit canon. Il ne peut y avoir de "double sacerdoce", de "doubles messes

    et de doubles sacrements", ni de "double annonce de l’Evangile".

    Les cas d’évêques clandestins non mariés, de rite latin ou byzantin, ont

    été réglés. Ces derniers ont renoncé officiellement à leur fonction épiscopale et sont actifs comme simples prêtres. A Brno cependant, la question de

    Mgr Jan Blaha, évêque clandestin non marié, ordonné par Mgr Peter Dubovsky,

    actuel évêque auxiliaire de Banska Bystrica, en Slovaquie, n’a pas encore

    trouvé de solution. Jan Blaha, qui travaille dans l’enseignement et la recherche, exerce le week-end la fonction de vicaire dans le diocèse de Hradec Kralové.

    La Conférence des évêques lui a fait la proposition de devenir évêque

    auxiliaire dans un diocèse tchèque, mais comme pratiquement il n’avait eu

    jusqu’à maintenant qu’une activité de scientifique, elle lui a d’abord proposé de travailler dans une paroisse.

    Miloslav Fiala espère que l’érection d’une éparchie de rite byzantin apportera une "solution définitive" à la question des prêtres mariés, tout en

    étant conscient qu’il reste de nombreux problèmes pratiques à régler. La

    question de savoir qui dirigera cette nouvelle éparchie gréco-catholique

    n’est pas non plus résolue. (apic/kap/be)

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