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    apic/Tchéquie/Prêtres clandestins mariés

    Prague: Une solution pour les anciens prêtres clandestins mariés (071194)

    Vers la création d’un diocèse "uniate" pour toute la Tchéquie

    Prague, 7novembre(APIC) Cinq ans après la "révolution de velours" qui a

    renversé pacifiquement le régime communiste tchécoslovaque, une solution

    praticable et satisfaisante semble enfin se dessiner pour les anciens prêtres clandestins mariés, dont le statut faisait problème. On s’achemine en

    effet vers la création d’un diocèse "uniate" (grec-catholique) englobant

    toute la Tchéquie, dans lequel seraient incardinés les prêtres mariés, en

    conformité avec la discipline de cette Eglise catholique de rite byzantin.

    Dans une interview accordée à l’agence de presse catholique autrichienne

    "Kathpress" à Vienne, Mgr Ivan Ljavinec, vicaire épiscopal pour les uniates

    à Prague, affirme que cette solution conforme au droit canonique jouit de

    l’appui du Vatican. Etant donné le manque dramatique de prêtres et d’agents

    pastoraux en République tchèque, une telle possibilité est une "nécessité

    vitale" pour l’Eglise.

    Mgr Ljavinec n’a pas voulu préciser pour le moment combien de ces hommes

    mariés qui furent ordonnés prêtres durant les années de persécution et de

    clandestinité entrent en ligne de compte pour le service pastoral. Le vicaire épiscopal pour les uniates a relevé que le privilège du "bi-ritualisme" (les prêtres reçoivent la permission de célébrer la messe tant dans le

    rite latin que dans le rite byzantin) existe bel et bien et qu’il est utilisé là où cela a un sens pastoral. Lui-même le possède personnellement,

    mais un tel privilège ne vient pas - comme on le pense souvent - de l’époque du totalitarisme, mais provient d’une vieille tradition présente surtout dans les régions de Moravie, de Slovaquie et de Bohème.

    Dans les années qui ont suivi la chute du communisme, en accord avec la

    Congrégation romaine pour la doctrine de la foi et les évêques locaux concernés, on a cherché des solutions conformes au droit canonique pour les

    prêtres ordonnés clandestinement. Ont été acceptés officiellement au service de l’Eglise ceux qui se sont annoncés, réussi un sévère examen théologique général et qui se sont soumis à une ordination sacerdotale "sub conditione" (au cas où il pourrait y avoir des doutes sur la validité de la première ordination conférée dans la clandestinité).

    Jusqu’à présent, seuls des membres de congrégations et de communautés

    religieuses ainsi que des prêtres célibataires ont bénéficié de ces mesures. Certains prêtres clandestins mariés ont beaucoup souffert du fait de

    ne pas être officiellement reconnus par l’Eglise alors qu’ils ont beaucoup

    risqué personnellement et exposé leur famille durant les années de persécution religieuse. (apic/kpr/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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