Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 106 lignes (max. 75 signes), 1016 mots et 6513 signes.

    apic/Synode Liban

    Transmis à la Belgique

    ?A une semaine de sa cloture, le 14 decembre prochain, le Synode sur le

    Liban, organise a Rome depuis le 26 novembre dernier entre dans sa derniere

    ligne droite. Le 7 decembre dans l’apres-midi aura lieu la premiere

    lecture, en seance generale, du projet de message final qui sera ensuite

    progressivement amende - par le biais de "modi" - jusqúa sa mouture

    definitive rendue publique le 14 decembre.

    ?Pour faire le point sur cette actualite, une conference de presse

    intermediaire avait justement lieu le 7 decembre a Rome, sous la presidence

    de Sa Beatitude le Patriarche Jean-Pierre XVIII Kasparian, Patriarche de

    Cilicie des Armeniens. Conference de presse dont l’un des constats a ete de

    noter le peu d’interet de la presse europeenne a l’egard de ce Synode.

    ? Seules, pour le moment, semblent interessees, la presse libanaise

    fortement representee a Rome pour l’occasion, la presse catholique bien

    sur, et la presse americaine en raison des nombreux emigres libanais vivant

    aux Etats-Unis et au Canada. Trois mondes differents qui ont fait preuve de

    trois preoccupations tres diverses.

    ?La presse americaine semble surtout preoccupee par la question du mariage

    des pretres de la diaspora. En effet le nouveau code en vigueur pour les

    Eglises orientales, permet selon la tradition, que les pretres des Eglises

    orientales presentes au Liban, puissent se marier, mais seulement dans des

    pays du Moyen-Orient. Des lors qúils exercent en occident ces pretres

    doivent se conformer a la discipline en vigueur dans l’Eglise Latine et le

    Liban, en ce sens, ne peut pas "exporter" de pretres maries. Mgr Francis

    Mansour Zayek, archeveque de Saint-Maron of Brooklyn (New-York) a explique

    les raisons de ce reglement - qui pose certains problemes a des

    seminaristes se formant au Liban en vue d’exercer leur ministere dans la

    Diaspora - a laisse entendre que "cela pourrait etre different dans un

    futur proche, mais qúil fallait tenir compte de l’unite de l’Eglise".

    ?Une diaspora que la presse libanaise juge insuffissamment representee au

    Synode, a en croire la repetition et l’insistance de leur questions en ce

    sens. Reponses des intervenants, en particulier de Mgr Habib Bacha,

    Archeveque de Beyrouth des grecs-melkites : "c’est le Saint-Pere qui a fait

    le choix de la composition des membres du Synode sur nos propositions. Nous

    aurions aime voir plus de representants de la Diaspora que ceux presents,

    mais nous ne pouvions pas, non plus, etre trop nombreux et ceci afin de

    garantir un travail efficace. Malgre tout, je pense que les membres du

    Synode sont representatifs."

    ?Une seconde preoccupation a marque les questions de la presse libanaise une cinquantaine de journalistes ont fait le deplacement - la question

    politique. Le Synode va-t-il dire quelque chose sur les problemes

    politiques, internes et externes, qui hantent le Liban ? Reponse, en deux

    temps, l’une emanant du Patriarche Kasparian precisant qúil preferait "la

    notion de questions ’nationales’ a la notion de questions ’politiques’"

    tout en sachant que "tout le Liban attendait des resultats et une

    declaration politique" de ce Synode. "Il est vrai, a-t-il ajoute, que nous

    ferons des propositions extrement structurees sur la situation libanaise,

    dans toute ses implications car le peuple libanais attend un signal".

    ?Pour sa part, le Jesuite Jean Ducruet, Recteur Emerite de l’Universite

    Saint Joseph de Beyrouth, et directeur de l’hopital Hotel Dieu de Beyrouth,

    extremement respecte aujourd’hui en raison de son attitude courageuse

    pendans les dix sept annees de guerre, a precise a propos de la thematique

    politique : "Il est bien evident, dans le contexte ou nous sommes, que le

    message final que nous allons discuter, ne peut absolument pas eviter le

    contexte regional et international du Liban".

    ?Enfin, on a egalement insiste sur le role "rassembleur" de ce synode sur

    le Liban, "instance d’Esperance pour le Pays qui n’est pas bati sur le

    sable, et ou tous, je dis bien tous, insiste Mgr Bechara Rai, sont invites

    pour le renouveau integral du Liban !"

    ?Une derniere question de type politique aura anime la conference, celle de

    savoir si le message publie par le general Michel Aoun, ex-president de la

    Republique, actuellement en exil en France a ete recu, et entendu, par le

    Synode. En effet, le general Aoun a denonce dans la presse internationale

    de ce debut de semaine "la syrianisation du Liban" et "le discours

    confessionnel largement responsable de la desintegration de notre entite

    nationale". Il a appele les peres synodaux a "ne pas passer sous silence"

    l’absence de liberte de son pays, qui devrait selon lui "moins parler de

    communaute mais plus de religion".

    ? Embarras reel dans la tribune, certains affirmant meme, comme Mgr Habib

    Bacha, n’avoir rien vu, ni lu, ni entendu au sujet de Aoun. C’est

    finalement Mgr Bechara Rai, Archeveque de Jbeil des Maronites, et President

    de la Commission de l’Information, qui repond : "Il n’y a pas que ce

    message, nous avons recus des messages de toute part, nous en tenons

    compte. Ils nous aident a prendre conscience de tous les problemes, ils

    nous illuminent parfois. A nous de les capter de facon responsable."

    ?Une derniere serie de questions - outre les relations islamo-chretiennes

    "qui iraient tres bien a l’interieur du Liban sans les influences

    exterieures" - a porte sur l’Eglise en elle meme, et "la concurence" entre

    rites catholiques, deploree par le Synode. Reponse : "la commission des

    Patriarches va accentuer sa collaboration interne en creant des structures

    a differents niveaux. Elle va favoriser notamment une mentalite commune" a

    l’interieur de l’Eglise Catholique. Sur le plan de l’unification

    liturgique, des realisations ont deja lieu, mais avertit Mgr Habid Bacha,

    de rite Grec-Melkite : " ce ne sont pas tant les rites qui sont en cause

    car ils sont tous issus d’une origine commune, la tradition antiochienne.

    Au contraire, leur richesse doit etre conservee, qui plus est, au regard de

    nos relations avec les orthodoxes. En touchant trop a notre liturgie nous

    risquons de compromettre leur relation avec eux." Des relations avec les

    orthodoxes, dont on annonce, une importante reunion, en 1996, qui

    rassemblera tous les Patriarches et Eveques catholiques avec les

    Patriarches orthodoxes de la region.

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus