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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    apic/Synode/groupe de travail

    Synode sur la vie consacrée: un besoin d’unité et de cohérence (131094)

    14 groupes de travail ont été constituées

    Rome, 13octobre(APIC) "Comment doit se comporter un évêque quand il est

    appelé à discerner une nouvelle communauté quand celle-ci présente une forme qui n’est pas prévue dans le code de droit canon?" C’est la question posée à la 15e assemblée générale du Synode des évêques sur la vie consacrée,

    par le cardinal Carlo Maria Martini, jésuite et archevêque de Milan, souvent donné comme l’un des favoris si un conclave avait lieu en ce moment.

    L’Assemblée a constitué jeudi les 14 groupes de travail.

    "On se trouve parfois comme le maître dans la parabole de Matthieu, à la

    différence que nous ne savons pas si c’est le bon grain ou l’ivraie qui

    pousse dans le champ", relève le cardinal Martini. Constatant que les "formes nouvelles" de vie consacrée qui apparaissent dans l’Eglise n’ont pas

    d’"uniformité interne", il demande au Synode d’apporter "des lignes utiles

    pour le discernement", qu’il juge opportun d’exercer "au niveau des Eglises

    particulières".

    Préoccupation identique chez un évêque du Bénin. Mgr Nestor Assogba,

    évêque de Parakou, attire l’attention sur la menace qui, selon lui, pèse

    sur la vie consacrée, qui risque "une dispersion à travers le grand nombre

    de nouveau instituts". Mgr Karl Lehmann, évêque de Mayence et président de

    la Conférence épiscopale allemande, constate pour sa part qu’il existe dans

    l’Eglise "une multitude de projets", mais qu’"une théologie unique" qui

    permette de les unifier fait défaut. Il est dès lors important, dit-il, de

    mettre à jour "une unité structurelle reconnaissable et possédant une cohérence interne". Cette structure, Mgr Lehmann la compare à "un arc qui part

    de la suite radicale du Christ, sous la forme concrète des conseils évangéliques, et qui rejoint les voeux profondément personnels et identifiables à

    l’extérieur".

    De son côté, Mgr Zelimir Puljic, évêque de Dubrovnik (Croatie), met en

    évidence "le danger réel", dans certaines communautés et congrégations, de

    "pratiquer une idéologie collectiviste" au lieu "de pratiquer et de vivre

    le charisme du fondateur". C’est pourquoi il souhaite que la notion de

    "charisme collectif" soit rayée du vocabulaire du synode.

    Sur la base d’une enquête qu’il a réalisée auprès des religieux et religieuses de son diocèse, l’évêque croate prévient contre un autre risque,

    celui de "remplacer les valeurs de l’obéissance, de l’humilité et du sacrifice par les valeurs de la démocratie, de la liberté et de la dignité de la

    personne humaine".

    Vivre la pauvreté en Afrique

    La 15e Assemblée générale a été marquée également par les interventions

    d’évêques africains sur la vie consacrée dans leurs pays. Mgr Tarsizio Gabriel Ziyaye, évêque de Lilonguwse (Malawi), est persuadé, "comme évêque",

    que l’Eglise ne peut "être elle même" sans "la présence de religieux généreux et engagés" et de personnes consacrées.

    Son confrère de Kimusu (Kenya), Mgr Zaccheus Okoth, souligne quant à lui

    que "le processus d’inculturation est une priorité absolue en Afrique" et

    que "les voeux traditionnels de chasteté, de pauvreté et d’obéissance nécessitent une explication pour être compris en Afrique".

    De Ruyigi (Burundi), Mgr Joseph Nduhirubusa évoque un double problème

    quant aux vocations religieuses. Le premier concerne les jeunes issus de

    familles aisées, dont "la vocation est compromise, comme suffoquée, par la

    richesse des parents qui poussent les enfants à travailler pour s’enrichir". Le second regarde les familles pauvres: "la vocation de leurs enfants est compromise et falsifiée à cause du risque d’un désir secret de

    rechercher dans la vie consacrée une ascension sociale et économique qui

    peut conduire à un témoignage peu crédible".

    Mgr Philippe Nkiere Kena, scheutiste, évêque de Bondo (Zaïre), estime

    que "les consacrés doivent faire front et continuer de dénoncer la situation des marginalisés qui, par leur existence, dénoncent les systèmes économiques et politiques modernes dans lesquels l’argent et l’efficacité sont

    idolâtrés, au détriment de l’homme".

    Enfin, Mgr Basile Mve Engone, salésien, évêque d’Oyem (Gabon), pense

    qu’il est temps de revoir "la façon de vivre la pauvreté dans l’Eglise

    d’Afrique, en tenant compte du rapport de la personne consacrée avec sa famille, sa culture et le milieu dans lequel il accomplit son apostolat".

    Deux écueils sont à éviter: "l’emprise de la famille sur la vie de la personne consacrée et la rupture radicale avec la famille". Il ajoute: "Pour

    relever le défi de la pauvreté, il faut recourir à l’Evangile, il faut que

    les religieux, les religieuses, les prêtres diocésains et les laïcs se mettent ensemble et engagent la lutte des pauvres pour la vie".

    14 groupes de travail

    Jeudi ont été constitués les groupes de travail ("circuli minores") qui

    se réuniront durant une semaine à partir du samedi 15 octobre, en vue de la

    rédaction du rapport final, qui sera élaboré dans la semaine du 24 au 29

    octobre. On en compte 14 en tout, qui, à l’exception du groupe latin, réunissent une vingtaine de membres et une petite dizaine d’auditeurs, auditrices et experts: quatre groupes de langue anglaise, trois français, trois

    espagnols, deux italiens, un allemand et un latin.

    Les trois groupes français ont pour modérateur, le premier, Mgr Joseph

    Duval (Rouen), président de la Conférence épiscopale française (rapporteurs: le P. Pierre Raffin, dominicain, et le P. Claude Maréchal, supérieur

    général des Assomptionnistes, adjoint); le deuxième, le cardinal Paul Poupard, président du Conseil pontifical de la Culture (rapporteur: Jean Bonfils, Père Blanc); le troisième Mgr Pierre Eyt, archevêque de Bordeaux

    (rapporteur: Mgr Jacques Berthelet, des Clercs de S. Viateur). Mgr Mamie,

    évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, fait partie du 3e groupe, avec le

    P. Kolvenbach, préposé général des jésuites; dans ce troisième groupe figure également comme auditeur le P. Georges Cottier, théologien de la Maison

    pontificale. (apic/jmg/pr)

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