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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    apic/Synode/Debat Paris

    Paris: débat autour de la vie religieuse (300994)

    Perspectives et réalités, à quelques jours de l’ouverture du Synode

    Paris, 30septembre(APIC) Les débats, interventions ou autres analyses se

    multiplient à l’approche du Synode des évêques sur la vie religieuse, qui

    s’ouvrira dimanche à Rome. A Paris, Dom André Louf, abbé cistercien, et le

    Père Henri Madelin, jésuite, ont évoqué jeudi les réalités et les perspectives de la vie religieuse aujourd’hui, à l’initiative de l’Association des

    journalistes d’information religieuse (Ajir).

    Pour le Père Madelin, chargé du Mouvement des cadres chrétiens (MCC) un mouvement fort de 8’000 adhérants -, la vie religieuse apostolique, audelà de ce qu’on peut en voir, se porte bien. Avec cette précision que le

    tiers monde y prend une place de plus en plus forte: un jésuite en formation sur quatre est ainsi originaire de l’Inde. Avec aussi cette autre affirmation: si la vie monastique eut longtemps à se justifier, notamment auprès des milieux de l’Action catholique, elle séduit aujourd’hui beaucoup

    plus.

    Selon le jésuite, la vie apostolique a désormais moins le vent en poupe.

    A propos des communautés nouvelles, le Père Madelin relève: "Il y a beaucoup de créations mais toutes les espèces ne passent pas l’évolution. La

    transmission des pouvoirs par les fondateurs de ces communautés est à cet

    égard un moment de vérité..."

    Dom André Louf a pour sa part attiré l’attention sur la "très bonne teneur" d’un document préparatoire au Synode. Ce document, selon lui, souligne la variété du charisme religieux; les communautés nouvelles n’y sont pas

    oubliées. Par son insistance sur le caractère laïc de la vie religieuse, ce

    texte est susceptible de créer des ouvertures considérables. Comme par

    exemple la possibilité pour les supérieurs majeurs d’ordres sacerdotaux

    d’être des frères laïcs (non ordonnés). Décision d’importance pour les femmes qui, jusqu’ici, ne peuvent être porteuses de juridiction ecclésiastiques (au dessus d’une supérieure, il y toujours un clerc).

    Qui a pouvoir sur qui?

    L’insistance sur la place de la vie communautaire dans la vie religieuse

    semble aux yeux de ce cistercien, actuellement à la tête de l’abbaye du

    Mont-Des-Cats depuis presque 30 ans, être également un des thèmes majeurs

    du prochain Synode, au même titre du reste que le dialogue avec la hiérarchie: qui a pouvoir sur qui? Débat délicat entre, d’un côté, les évêques,

    responsables de la pastorale dans les diocèses, et de l’autre, les supérieurs de Congrégations et Pères Abbés.

    Questionnés sur la vitalité des communautés nouvelles et leur rapport à

    la vie religieuse, le jésuite comme le cistercien font valoir qu’elles se

    nourrissent mutuellement. Les premiers ont réappris aux autres la valeur de

    la joie de la vie communautaire, les seconds font profiter de "leur capital

    historique". Quant aux relations entre vie religieuse et engagement politique, relations beaucoup moins dynamiques que par le passé, le Père Madelin

    observe que le rapport à la mission a changé: "On envoie aujourd’hui aux

    frontières des gens très costauds religieusement parlant". Et Dom Louf de

    remarquer pour sa part que les acquis positifs des divers mouvements de libération sont entrés dans le langage officiel de l’Eglise.

    La crainte des religieux apostoliques

    Autre enjeu d’importance: ne redoutent-ils pas qu’en période de crise du

    sacerdoce on ne les sécularise dans le travail pastoral? Pour le Père Madelin, la crainte des religieux apostoliques est bien réelle, mais elle est

    plus fondée vis-à-vis des évêques que de Rome. Le Vatican, dit-il, est au

    contraire pénétré de la nécessité vitale qu’ils occupent la place spéciale

    qui est la leur. Dom Louf fait remarquer quant à lui que les moines ne sont

    pas concernés, tant on a compris aujourd’hui que leur charisme est spécial

    et incompatible avec le sacerdoce. "A l’intérieur de sa vocation de prière,

    le moine a la certitude qu’il est au coeur de la vie de l’Eglise". Tous

    deux sont d’accord pour admettre que dominicains, jésuites et franciscains

    ont été "sacerdotalisés à outrance". C’est un problème, estiment-ils, car

    "seuls des frères laïcs peuvent aller, en terme de mission, là où les prêtres ne vont pas".

    Et les femmes? Au détour de la conversation, la possibilité pour celles

    qui en ont les qualités d’accéder dans le futur au sacerdoce n’est refusée

    ni par l’un ni par l’autre. Tous deux s’accordent par ailleurs à dire que

    "les ordres féminins souffrent le plus de leur insuffisance de poids. Il y

    a en leur sein un capital précieux d’expériences personnelles de gouvernement des autres qui n’est hélas pas assez reconnu". (apic/jcn/pr)

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