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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Synode africain: troisième conférence de presse sur fond de bilan (260494)

    apic/Synode

    Développer l’Eglise qui existe en Afrique

    Rome, 26avril(APIC) L’inculturation, la famille, le dialogue interreligieux, les violations des droits de l’homme, l’économie africaine, le rôle

    de la femme dans la société, ont été au centre des thèmes développés au

    cours de la troisième conférence de presse sur le Synode des évêques pour

    l’Afrique, donnée par Mgr Ndingi Mwana’a Nzeki, évêque de Nakuru, au Kenya,

    et vice-président de la Commission pour l’information.

    A propos de l’inculturation, l’évêque de Nakuru a rappelé qu’elle a été

    décrite comme "un mariage entre la foi professée et la vie concrète, une

    harmonie entre la foi et la culture". Le véritable problème ne réside cependant pas dans le principe de l’inculturation, a-t-il reconnu, il est

    plutôt de trouver la bonne façon d’y parvenir. Dans ce but, "il faut dire

    que la tâche liée à l’inculturation incombe d’abord aux Africains eux-mêmes, et qu’elle doit engager tous les niveaux de l’Eglise, qui à son tour,

    peut apprendre beaucoup des catéchumènes venant de religions traditionnelles".

    Pendant le Synode, on a souvent dit "qu’un rite ou des rites africains

    avec leur propre droit canon sont possibles voire souhaitables". Même dans

    le domaine du mariage.

    Second thème: la famille. Celle-ci doit faire l’objet d’une attention

    spéciale car elle est "constamment attaquée par les médias qui ridiculisent

    la fidélité, proposent des contraceptifs et l’avortement et initient les

    jeunes ou même les enfants aux relations sexuelles sous prétexte de leur

    donner une éducation sexuelle".

    Parmi les aspects du dialogue interreligieux qui, en Afrique, doit souvent être pratiqué au sein d’une même famille, le vice-président de la Commission pour l’information a souligné que la présence des délégués non catholiques évoque une collaboration croissante qui inclut "les traductions

    bibliques, le développement, la réflexion théologique, la défense des

    droits de l’homme, surtout devant les gouvernements".

    Les femmes premières victimes

    Pour l’évêque de Nakuru, les violations des droits de l’homme obéissent

    à des raisons différentes. Elles sont souvent imputables, sur le plan interne, aux violations commises par les dictatures qui ne respectent pas les

    pauvres ou les plus humbles, aux guerres tribales et ethniques, au fanatisme politique et religieux. Et l’orateur de poursuivre en constatant que

    l’Afrique est marginalisée du point de vue économique, "ce qui ne l’empêche

    guère de recevoir des armements sophistiqués". Reste aussi le poids de la

    dette extérieure, qui fragilise l’économie, met en danger la démocratie et

    appauvrit les nations. Quant aux programmes d’ajustement structurel, "ils

    doivent être revus. Ils n’apportent pas de solutions, mais des conséquences

    désastreuses car les pauvres sont contraints de payer les dettes contractées par les riches sans en retirer aucun bénéfice".

    Parmi les victimes de cette situation, le prélat africain mentionne en

    premier lieu les femmes "tellement défavorisées, discriminées, illettrées..." Pour lui, c’est la famille dans son ensemble qui souffre en raison

    d’une situation faite d’injustices et de violences, encore aggravée par le

    sida.

    Des signes d’espérance

    S’agissant des programmes de contrôle des naissances, le Synode dénonce

    que la diminution de victimes n’amoindrit pas la cause de leurs souffrances. Et l’évêque de Nakuru de conclure en relevant qu’il existe des signes

    d’espérance. Du côté de l’Eglise d’abord, appelée à témoigner la justice

    dans sa pratique: salaire du personnel, usage responsable de l’argent, respect des femmes, dialogue et consultation et priorité aux pauvres. Témoignage également au plan politique: "il existe une demande croissante de démocratie et de participation authentique. Malgré ses limites, et même là où

    elle est minoritaire, l’Eglise jouit d’une autorité morale qui lui permet

    d’avoir des rôles de médiation dans les conflits. Cela fait partie de son

    ministère de réconciliation".

    La discussion a montré qu’il n’y a aucune vélléité de fonder une nouvelle Eglise africaine, mais qu’on désire développer celle qui existe. Pas de

    rupture, donc. Par ailleurs, même si le Synode s’adresse formellement à

    l’Afrique, ses conclusions auront une porté pour toute l’Eglise, appelée à

    se renouveler partout et en tout temps. Il ne faut pas s’attendre à beaucoup de détails concrets de la part du Synode, qui les laissera aux instances locales. (apic/sv/pr)

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