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    apic/Suisse/ village d’enfants Pestalozzi

    Suisse: "Apprendre par l’expérience" (170595)

    La Fondation Village d’enfants Pestalozzi lance sa campagne annuelle

    Berne, 17mai(APIC) "Apprendre par l’expérience", tel est le slogan autour

    duquel la Fondation Village d’enfants Pestalozzi lance sa campagne annuelle. Aide au développement dans les pays étrangers et travail d’intégration

    pour les enfants et les jeunes en Suisse, sont les deux axes des "lignes

    directrices 2000" que s’est données l’organisation.

    Faire faire aux enfants et aux jeunes de bonnes expériences est un des

    buts principaux de la Fondation, a souligné la présidente du Conseil de

    fondation, Leni Robert, lors de la conférence de presse mercredi à Berne.

    Depuis 50 ans, la Fondation gère le village d’enfants à Trogen (AR), depuis

    douze ans huit ’magasins tiers-monde’. Depuis cinq ans elle s’occupe également d’enfants et de jeunes en Roumanie (pas moins de 17’000 l’an dernier).

    A travers de petits groupes de type familial, des communautés plus larges

    et divers types de scolarité, la fondation leur offre une formation de base

    ou professionnelle. Les jeunes sont appelés aussi à se former à partir de

    leur propre expérience.

    A l’avenir, le village d’enfants Pestalozzi outre l’accueil de longue

    durée d’enfants étrangers, entend aussi développer une seconde activité, à

    savoir les rencontres ponctuelles dans le sens d’un ’atelier’ pour le dialogue et la collaboration interculturelle, a indiqué Leni Robert. Les lignes directrices reprennent de manière renforcée l’idée de l’éducation à la

    paix, à la compréhension entre les peuples, des valeurs prônées par Walter

    Corti, co-fondateur du Village d’enfants Pestalozzi, il y a une cinquantaine d’années. Séjours scolaires, semaines à thème pour classes d’écoles,

    camp d’apprentis et séjours de courte durée d’enfants défavorisés des pays

    de l’Est offriront le cadre pour un apprentissage par la rencontre.

    Dans le domaine de l’aide à l’étranger, la Fondation s’engage principalement dans l’aide à long terme dans des pays choisis du tiers monde. Dans

    toute la mesure du possible, la Fondation collabore à des actions menées

    par des organisations autochtones en les aidant à surmonter les conséquences des guerres, des catastrophes ou des crises.

    Il s’agit en outre de s’attaquer aux causes de la souffrance. Dans ce

    sens, la fondation Pestalozzi s’engage pour un contrôle plus strict de

    l’exportation de matériel de guerre et en faveur de mesures de paix. De même, elle demande la ratification immédiate par la Suisse de la charte de

    l’ONU sur les droits de l’enfant.

    Le Cambodge compte parmi les huit pays du tiers-monde dans lesquels la

    Fondation village d’enfants Pestalozzi soutient des projets. Elle travaille

    depuis 10 ans dans ce pays ébranlé par la guerre et où les mines se dénombrent encore par millions, a rapporté Peter Meienberger, responsable pour

    le Cambodge. Les quatre centres de formation installés dans la province de

    Pursat permettent à plus de 300 enfants d’entrevoir un avenir meilleur.

    Pema Tsawa, "père de coeur" et éducateur tibétain au Village d’enfants,

    a présenté les chances et les limites de l’éducation bi-culturelle. Les enfants italiens ont par exemple des difficultés tout à fait différentes de

    celle des enfants tibétains. De fait au village Pestalozzi, le renforcement

    de sa propre identité culturelle est valorisé, ce qui permet d’être ouvert

    à diverses possiblités, soit rester en Suisse et s’y intégrer, soit pouvoir

    rentrer dans son pays d’origine. Le but de Pema Tsawa est de permettre aux

    enfants qui lui sont confiés de ne pas être ’assis entre deux chaises’, et

    de se sentir à l’aise dans les deux communautés. (apic/com/mp)

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