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    apic/Suisse /RU 486 / autorisation

    Suisse: Les directeurs cantonaux des

    affaires sanitaires demandent l’introduction en Suisse de la RU 486

    La Suisse 4e pays à autoriser la pilule abortive (231195)

    Berne, 23 novembre(APIC) La Conférence des directeurs cantonaux des affaires sanitaires (CDS) a décidé jeudi d’autoriser l’introduction en Suisse de

    la pilule abortive RU 486. La Conférence sera chargée de transmettre la demande d’homologation au propriétaire du Mifépristone (RU 486), le laboratoire français Roussel-Uclaf. "La RU 486 ne saurait en aucun cas être considérée comme un médicament", rappelle de son côté le secrétaire de la Conférence des évêques suisses.

    Le Père Roland B. Trauffer réitère l’opposition formelle de l’Eglise

    catholique à la pilule abortive. La RU 486 n’est pas seulement une nouvelle

    méthode d’avortement, mais un pas de plus vers le meurtre toujours plus

    perfectionné des enfants non-nés au moyen d’une sustance chimique, déclaret-il dans un commentaire à l’APIC.

    Après la France, la Grande-Bretagne et la Suède, la Suisse sera ainsi le

    quatrième pays à autoriser la pilule abortive. En Allemagne et au EtatsUnis, la RU 486 est fortement contestée et Roussel-Uclaf, dont l’actionnaire majoritaire est la firme allemande Hoechst, doit faire face à des menaces de boycott qu’elle prend très au sérieux.

    La prise de position des cantons s’est déroulée comme prévu, 16 cantons

    s’étant déjà auparavant déclarés favorables à la RU 486. La CDS demandera à

    Roussel-Uclaf à Paris, de mettre à disposition le dossier d’enregistrement

    à déposer à l’Office intercantonal de contrôle des médicaments.

    La CDS relève dans sa prise de décision que les conditions mises par les

    fabricants à la distribution du Mifépristone (RU486), à savoir la

    réglementation légale de l’interruption de grossesse, une infrastructure

    médicale évoluée et une demande explicite du médicament par une institution

    responsable, étaient désormais remplies.

    Pour La CDS, dans le cas d’une interruption légale de la grossesse

    l’usage du Mifépristone se présente comme une médication plus douce que la

    méthode traditionnelle par aspiration ou l’intervention chirurgicale.

    En 1993 déjà la société suisse de gynécologie et l’Association des chefs

    de cliniques de gynécologie des hôpitaux suisses se prononçaient déjà à une

    majorité claire en faveur de la RU 486. Roussel-Uclaf et Hoechst avaient

    alors estimé qu’il n y’avait pas un consensus social suffisant en Suisse,

    et aucune demande officielle n’avait été faite. La demande actuelle fait

    suite à la requête de 12 organisations féminines de Suisse exprimée en automne 1994. (apic/com/mp)

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