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    apic/Suisse/ RU 486

    Berne: introduction de la RU 486 en Suisse (140396)

    La commission sociale du PDC favorable sous conditions

    Berne, 14mars(APIC) Tout en réaffirmant son opposition à la "solution des

    délais" en matière d’avortement, la commission "sécurité sociale, santé et

    famille" du Parti démocrate-chrétien suisse (PDC) admet sous réserve

    l’introduction en Suisse de la "pilule abortive" RU 486. Elle a adopté

    jeudi à Berne une résolution allant dans ce sens.

    La grande majorité des 80 personnes présentes à Berne ont admis que les

    principes fondamentaux du PDC ne sont pas mis en cause par la discussion

    sur la RU 486. "Il ne s’agit pas d’une libéralisation de l’interruption de

    grossesse, mais de l’introduction d’une méthode alternative, sans opération, conformément au droit en vigueur", précise le texte de la résolution.

    Afin d’éviter tout risque d’abus, en particulier l’apparition d’un marché noir ou gris de l’avortement, les représentants du PDC ont proposé de

    fixer un certain nombre de conditions sévères à l’utilisation de la RU 486.

    la première consiste bien sûr dans le respect du droit en vigueur, qui dit

    que l’avortement n’est pas punissable qu’en cas de danger pour la vie ou la

    santé de la mère ou lorsque la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste.

    La RU 486 ne doit pouvoir être administrée que dans les institutions dotées de locaux et de personnel idoines. La crainte d’une distribution en

    pharmacie et d’avortements à domicile doit être clairement écartée. Comme

    la RU 486 ne peut être utilisée que durant les 49 premiers jours de la

    grossesse, aucune forme de pression supplémentaire ne doit être exercée sur

    la femme. La liberté de choix du type d’avortement doit être garantie. Aucun argument notamment financier ne doit entrer en ligne de compte. Le suivi médical et psychologique doivent être assurés.

    Il s’agit en outre de veiller à ce qu’il ne soit pas fait un usage abusif de l’alternative médicamenteuse pour libéraliser l’interruption de

    grossesse, relèvent les membres de la commission du PDC. La prévention et

    les mesures positives sont aussi nécessaires dans le domaine de

    l’avortement. Ainsi les moyens de contraception et la stérilisation de la

    femme ou de l’homme prescrits par un médecin, devraient être pris en charge

    par les caisses-maladies.

    Le comité du PDC suisse puis l’Assemblée des délégués prendront position

    formellement dans les prochains mois, a indiqué Raymond Loretan, secrétaire

    du PDC suisse. (apic/mp)

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