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    apic/Suisse/ RU 486

    Suisse: introduction de la pilule abortive RU 486 (231195)

    "Une décision effrayante", dit le secrétaire de la CES

    Fribourg, 23 novembre(APIC) "Une décision effrayante!" C’est en ces termes

    que le secrétaire de la Conférence des évêques suisses, le Père Roland B.

    Trauffer, commente pour l’APIC le choix de la Conférence des directeurs

    cantonaux des affaires sanitaires (CDS) de demander l’introduction en Suisse de la pilule abortive RU 486.

    Le Père Trauffer appelle les citoyens à entreprendre des actions pour la

    protection de la vie afin que les instances responsables de l’homologation

    s’interrogent à nouveau.

    La mentalité qui apparait derrière cette décision est tout à fait

    claire, note le secrétaire de la CES. L’Eglise se doit aujourd’hui

    d’appeler les partis et les citoyens à s’engager d’une manière plus forte

    pour la protection de la vie. Le fait que l’acceptation de la RU 486 semble

    aujourd’hui plus grande ne signifie pas que l’Eglise doive changer quoi que

    ce soit à son argumentation. "Au contraire celle-ci doit être tranmise et

    propagée de manière encore plus catégorique. Il ne s’agit pas d’un

    médicament, mais d’un moyen de meurtre (’Mordikament’ selon le mot allemand

    de Mgr Stecher, évêque d’Innsbruck).

    La RU 486 ne représente pas seulement une nouvelle méthode d’interruption de grossesse, mais signifie un nouveau pas vers l’assassinat toujours

    plus perfectionné de la vie humaine au stade prénatal, au moyen de subtances chimiques. Ce n’est pas par hasard que l’on cherche à minimiser la RU

    486 parce qu’elle serait plus simple, moins douloureuse et moins dangereuse, relève le Père Trauffer, alors que le généticien français, le professeur Lejeune, parlait de "pesticide humain".

    Si l’Eglise invite les citoyens à s’engager, il est cependant peu pensable qu’elle prenne elle-même la responsabilité de la mobilisation. (apicgs/mp)

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