Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 49 lignes (max. 75 signes), 492 mots et 3388 signes.

    apic/Suisse/ développement

    Suisse: L’aide au développement n’a pas

    pour but de soutenir l’économie helvétique (200896)

    Berne, 20août(APIC) Les crédits commerciaux accordés par la Suisse dans

    les pays pauvres ne sauraient avoir pour but d’aider l’industrie d’exportation helvétique. Il s’agit là d’une gangrène tout à fait contraire aux lois

    du marché, rappelle la Communauté de travail des Oeuvres suisses d’entraide.

    Swissaid, l’Action de Carême, Pain pour le Prochain, Helvetas, Caritas

    s’exprimaient mardi à Berne à l’occasion de la présentation par le Conseil

    fédéral d’un nouvel arrêté concernant le crédit-cadre de 960 millions de

    francs relatif aux mesures de politique économique et commerciale au titre

    de la coopération au développement.

    Les objectifs de la politique écomonique et commerciale suisse dans le

    cadre des échanges avec les pays en développement doivent répondre aux mêmes critères que l’aide au développement proprement dite, définie par la

    loi de 1976, souligne Richard Gerster, directeur de la Communauté de travail. La formulation proposée par le Conseil fédéral reste beaucoup trop

    vague. Elle freine une aide ciblée dont l’efficacité en terme de développement serait sensiblement meilleure.

    Les Oeuvres d’entraide demandent qu’à l’instar de l’aide au développement, la politique économique et commerciale de la Suisse se concentre sur

    une nombre limité de pays. Actuellement l’Office fédéral des Affaires économiques extérieures (OFAEE) a dressé une liste de 27 pays de "concentration". Parmi ceux-ci, seuls 9 l’étaient aussi pour la Direction du développement et de la coopération (DDC), dénonce R. Gerster.

    Deuxième anomalie aux yeux de la Communauté de travail. Les crédits commerciaux restent trop liés à la livraison de marchandises suisses. Plus de

    50% du crédit-cadre proposé par le Conseil fédéral concerne de telles aides

    "liées". Richard Gerster est formel, il s’agit là d’une gangrène contraire

    aux lois du marché. Les exportations suisses doivent se passer des béquilles de l’Etat.

    Enfin les crédits suisses doivent davantage tenir compte des petites et

    moyennes entreprises, en Suisse comme à l’étranger. Les multinationales,

    mêmes si elles ont leur siège en Suisse, n’ont pas besoin de ce type de

    crédits.

    Une "Société financière suisse pour le développement"

    La création d’une "Société financière suisse pour le développement"

    (SDFS) sous forme de société anonyme dont le cpaital serait détenu à 51%

    par l’économie privée et à 49% par la Confédération, est une innovation

    intéressante, estime Nadine Keim, membre de la Communauté de travail. Mais

    là encore les objectifs et les critères ne sont pas assez clairement

    définis.

    La SDFS doit concentrer son aide sur les pays aux revenus les plus faibles. Elle doit soutenir des investissements qui ont un impact positif sur

    l’économie locale en particulier en terme d’emplois. Elle doit privilégier

    les PME en Suisse et à l’étranger. Les crédits doivent être disponibles non

    seulement pour des entreprises suisses ou de pays membres de l’Organisation

    de coopération au développement (OCDE). Enfin cette société financière dépendant pour moitié des fonds publics doit être soumise à un contrôle représentatif comprenant notamment les oeuvres d’entraide, conclut N. Keim.

    (apic/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus