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    apic/Suisse/CSCE/respect de la diversité

    Suisse: Il faut respecter la diversité, affirment des responsables d’Eglise

    Genève, 12octobre(APIC) Des responsables d’Eglise nord-américains et

    européens ont appelé les Etats membres de la Conférence sur la sécurité et

    la coopération en Europe (CSCE), à la veille de la conférence

    intergouvernementale de Budapest, du 10 octobre au 4 décembre, à se

    pencher, entre autres, sur les problèmes des minorités nationales, de la

    liberté religieuse et des relations entre Eglises et Etats.

    La Conférence de Budapest est une réunion d’examen de la Conférence sur

    la sécurité et la coopération en Europe, mise en place après les accords

    d’Helsinki de 1975, et à laquelle participent actuellement des Etats

    européens, les Etats-Unis et le Canada, ainsi que les Etats de l’ex-URSS.

    Dans une lettre adressée aux ministres des Affaires étrangères des

    gouvernements des Etats signataires de l’Acte final d’Helsinki, les

    repsonsables de la Conférence des Eglises européennes (KEK), du Conseil

    national des Eglises du Christ des Etats-Unis (CNE) et du Conseil Canadien

    des Eglises (CCC) appellent les Etats membres de la CSCE à "s’opposer à

    l’exploitation de la religion à des fins nationalistes" et à éviter

    d’accorder "des avantages financiers, à une protection spéciale ou des

    privilèges à tel groupe ou telle tradition religieuse au détriment des

    autres".

    Lors de sa mise en place, durant la guerre froide, le processus de la

    CSCE s’est concentré sur les problèmes de sécurité militaire et des droits

    de l’homme. Les réunions de la CSCE servaient de tribune à la diplomatie de

    confrontation entre l’Est et l’Ouest. Depuis la fin de la guerre froide, la

    CSCE a ajouté le thème des minorités nationales et ethniques à son ordre du

    jour. En 1992, elle a nommé un haut commissaire pour les minorités

    nationales.

    Des observateurs des trois organismes d’Eglises suivront les travaux de

    la Conférence de Budapest, qui se poursuivra jusqu’au 4 décembre.

    Les trois signataires de la lettre - Jean Fischer, secrétaire général de

    la KEK, Joan Campbell, secrétaire générale du CNE, et Alexandre Johnston,

    présidente du CCC considèrent que la "diversité culturelle, religieuse et

    ethnique au sein des Etats constitue une richesse qu’il faut respecter et

    apprécier et non pas une menace".

    Dans certain pays, ajoutent-ils, la présence de minorités est devenue

    source de conflits et cela met en cause les Eglises de la CSCE.

    Ils demandent, entre autres, aux gouvernements des Etats participant à

    la CSCE de créer des fonds permettant aux ONG de participer à des services

    de maintien de la paix, à des actions de prévention et de réglement de

    conflits, en particulier dans le domaine des minorités nationales.

    Les signataires soulignent que "quiconque se considère victime de la

    discrimination raciale doit pouvoir s’adresser à une instance juridique et

    insiste pour que soit donnée la possibilité de devenir citoyen d’un Etat à

    tous ceux qui y résident, conformément à l’obligation de toute société

    civile de protéger les droits de tous. (apic/eni/eb)

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