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    apic/Suisse/Conservateurs catholiques

    Suisse: création d’un parti conservateur catholique (051294)

    1er congrès au Flueli-Ranft

    Flueli-Ranft, 5décembre(APIC) Le parti conservateur catholique nouvellement fondé tiendra son premier congrès le 10 décembre au Flueli-Ranft. Cette dissidence à la droite du Parti démocrate chrétien se réfère explicitement dans son programme à la tradition et à l’enseignement social de

    l’Eglise catholique. Le PDC déplore cette concurrence mais ne semble guère

    s’inquiéter.

    Présent surtout en Suisse orientale, le nouveau parti recrute notamment

    à travers la "Katholische Wochenzeitung", un hebdomadaire qui défend

    notamment la ligne de Mgr Haas. Le choix de la date et du lieu du 1er congrès ne doivent rien au hasard, soulignent les organisateurs. Le 10 décembre est une fête mariale et le choix du Ranft est une référence explicite à

    saint Nicolas de Flue patron de la patrie. Les membres de ce parti se réfère à la tradition de l’antique grand parti conservateur-catholique qui marqua la première moitié du siècle.

    Le PDC suisse ne se sent plus lié par le terme chrétien compris dans sa

    dénomination; les catholiques ne peuvent plus s’y sentir chez eux, estiment

    les fondateurs, blessés qu’ils ont été dans leurs sentiments chrétiens par

    les prises de position du parti d’Anton Cottier, notamment sur la question

    des étrangers. Nous nous sentons comme des orphelins, déplore Lukas Brühwiler, dans la convocation à ce congrès. Une perte croissante de la substance

    chrétienne de la Suisse dans les domaines de l’Eglise, de l’Etat et de

    l’éducation sont les résultats de la dérive démocrate chétienne, estime le

    juriste d’Amriswil (TG). Un nouveau parti inspiré des trésors de l’enseignement catholique doit permettre de remettre ces élements en valeur.

    Pas d’influence en Suisse romande

    Du côté du PDC suisse, son président Anton Cottier estime que cette

    création introduit une concurrence inutile et provoque un affaiblissement.

    Le PDC reste un parti chrétien, affirme-t-il. Il milite pour la protection

    de la vie, est opposé à la solution des délais et défend la famille et soutient donc sur ce point les mêmes idées que le nouveau parti. Tout comme le

    PDC, les conservateurs ont soutenu les mesures de contraintes à l’égard des

    étrangers alors que les évêques y étaient plutôt opposés, relève-t-il encore.

    Le PDC ne craint pas de défection ni au niveau national, ni au niveau

    des cantons. Aucun départ n’a été annoncé, souligne Anton Cottier. Le PDC

    ne coupera d’ailleurs pas les ponts avec le nouveau parti. Plusieurs membres du PDC gardent des contacts personnels avec ces gens. "Jusqu’à présent

    je n’ai pas connaissance d’une influence de ce groupe en Suisse romande",

    ajoute encore le Conseiller aux Etats fribourgeois.

    Herbert Meier, président du mouvement catholique conservateur "Pro Ecclesia", estime de son côté que le nouveau parti n’a aucune chance. L’époque des partis confessionnels est révolue. Herbert Meier, qui dit partager

    toutes les critiques du nouveau parti face au PDC, plaide plutôt pour un

    rassemblement de toutes les forces conservatrices qui dépasse les divers

    partis. (apic/com/mp)

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