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    apic/Suicide assisté/Osservatore Romano

    Rome: Suicide assisté et "droit de mourir dans la dignité"

    Réaction de "L’Osservatore Romano" (150396)

    Rome, 15mars(APIC) Le droit à la vie est inviolable, vient de rappeler

    "L’Osservatore Romano", après qu’un arrêt de la cour d’appel de Californie

    vient de déclarer "inconstitutionnelle" l’interdiction du "suicide assisté"

    pour ceux qui réclament le "droit" de mourir "dans la dignité". Une "dépénalisaton" qui est en pratique une légalisation. Jeudi, le quotidien du Vatican réagissait sous la plume du Père Gino Concetti. Il tire le signal

    d’alarme: on va vers un "génocide libéralisé".

    Les partisans de l’euthanasie et du "suicide assisté" plaident le

    "droit" à "mourir dans la dignité", à "gérer sa propre mort", lorsqu’une

    maladie incurable arrive en stade terminal et cause d’atroces souffrances.

    "L’Osservatore Romano" dénonce la conception "relativiste" de la vie qui

    sous-tend cette revendication, sur laquelle vient se greffer une "rationalisation" qui dicte les critères et les moyens de hâter l’heure de la mort.

    Même un croyant peut ainsi en arriver à dire: "Dieu n’en demande pas tant",

    c’est trop de souffrance, c’est "déshumanisant".

    Comme pour l’avortement, les légalisations raisonnent trop souvent sur

    des cas extrêmes qui émeuvent l’opinion et, brandissant la "liberté individuelle", emportent le consensus, estime le quotidien du Vatican,. Le Père

    Concetti diagnostique derrière cette attitude favorable à l’euthanasie un

    refus de la mort naturelle. On oscille entre l’acharnement thérapeutique ou

    chirurgical, dit-il, voire le prolongement artificiel de la vie au-delà des

    signes certains et scientifiques de la mort, d’une part et, d’autre part,

    l’euthanasie ou le suicide assisté.

    Les prémisses d’un génocide libéralisé

    "L’Osservatore Romano" rappelle les critères qui peuvent éclairer les

    consciences. Pie XII déjà avait précisé quelles sont les thérapies pouvant

    être appliquées aux malades en phase terminale, en proie à de grandes souffrances, sans pour autant violer le précepte mosaïque de l’intangibilité de

    la vie. Beaucoup d’hôpitaux catholiques offrent aujourd’hui des services de

    soins palliatifs.

    "Quand l’ONU a proclamé inviolables les droits de l’homme, y compris le

    droit à la vie, et quand les constitutions des Etats démocratiques le répètent, on n’a pas fait référence à l’Evangile ou à la doctrine de l’Eglise",

    argumente le P. Concetti. La conscience universelle a suffit pour affirmer

    cette exigence. Il y va du respect de la loi naturelle. La foi, précise-til, "ne crée pas un précepte nouveau, elle propose à nouveau avec force et

    autorité ce qui est inscrit dans la nature et a été préétabli par Dieu dans

    l’ordre de la création".

    Le théologien franciscain observe encore: "La foi a en outre le devoir

    d’illuminer la raison pour que dans les choix soient privilégiés la vérité,

    la justice, le droit". Et de dénoncer: "L’euthanasie et le suicide assisté

    sont des actes macabres qui détruisent la vie humaine et dégradent le niveau de la civilisation. Les légaliser, c’est poser les prémisses d’un génocide libéralisé". (apic/imed/pr)

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