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    apic/Sri lanka/BPI

    Sri Lanka: La violence plus présente que jamais, estime un volontaire BPI

    Un renvoi des tamouls de Suisse est impensable dans ces conditions (230496)

    Fribourg, 23avril(APIC) La situation s’est considérablement déteriorée au

    Sri Lanka depuis ces 12 derniers mois, et principalement depuis que s’est

    brisé en avril 95 le processus de paix. Dans ces conditions, estime Fernando Nicasio, un espagnol engagé volontaire au Sri Lanka pour le compte des

    Brigades de paix internationales, il est impensable de renvoyer chez eux

    les réfugiés tamouls en Suisse.

    Actif dans l’action des Brigades de paix internationales (PBI) dans ce

    pays où la lutte engagée entre le gouvernement et les rebelles séparatistes

    du mouvement "Tigre", ce jeune Espagnol confie à l’APIC son sentiment que

    le problème interethnique n’est de loin pas l’unique raison pour expliquer

    la violence au Sri Lanka. Où forces de police et militaires s’entendent

    pour faire régner la terreur et répéter les violations systématiques des

    droits de l’homme. Fernando Nicasio était de passage en Suisse, après avoir

    participé à l’Assemblée européenne des BPI à Rome.

    Le projet PBI au Sri Lanka a débuté en octobre 1989, à l’invitation de

    l’Association du Barreau de ce pays, dont certains membres avaient reçu des

    menaces de mort. Ces avocats étaient engagés dans des demandes d’Habeas

    Corpus pour des personnes qu’on pensait avoir été arrêtées ou tuées par les

    forces de sécurité. Depuis 1989, l’équipe des BPI est formée de 3 à 6 volontaires, chargés d’escorter de nombreuses personnes en danger de mort.

    Les exemples sont nombreux: le 18 septembre, le journaliste et acteur

    Richard de Zoysa, fort connu au Sri lanka, était enlevé par un commando.

    Tué par balles, il fut retrouvé plus tard sur un rivage. Sa mère devait par

    la suite affirmer avoir reconnu sur l’écran TV le visage d’un haut officier

    de police appartenant au commando. Les menaces contre elle n’ont pas tardé

    pour l’empêcher de forcer le gouvernement à faire avancer l’enquête. Les

    BPI l’ont accompagné 24 heures sur 24 pendant plusieurs semaines, avant

    qu’elle ne quitte le pays en juillet 90 pour sauver sa vie.

    Les BPI escortent souvent sur le chemin du tribunal des personnes allant

    témoigner dans des cas de violation des droits de l’homme.

    Les BPI ont été constitué en 1981 afin d’aider à résoudre les conflits

    et au maintien des droits de l’homme, par des actions basées sur la nonviolence. L’accent est mis, suivant les projets, sur l’accopagnement protecteur de personnes et d’organisations menacées, sur la formation et la

    diffusion d’informations. Outre le Sri Lanka, on trouve notamment des BPI

    au Guatémala, en Colombie et dans les Balkans. (apic/mp/pr)

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