Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 46 lignes (max. 75 signes), 493 mots et 3315 signes.

    apic/Slovaquie/Conflit/Eglises/Biens religieux

    Slovaquie: Conflit entre les Eglises orthodoxe et greco-catholique

    Le secrétaire général de la KEK appelle à la coopération afin

    de mettre un terme à la dispute en matière d’édifices religieux (300895)

    Genève, 30août(APIC) Le secrétaire général de la Conférence des Eglises

    européennes (KEK), Jean Fischer, en appelle à une plus grande souplesse et

    une meilleure coopération entre les églises et les autorités gouvernementales et municipales en Slovaquie où cinq ans de négociations n’ont pas permis de mettre un terme à une controverse relative aux édifices religieux.

    Le conflit, qui porte sur l’immobilier appartenant à l’Eglise, a donné

    lieu à des tensions entre les Eglises orthodoxe et greco-catholique en Slovaquie, deux Eglises largement minoritaires dans ce pays. L’Eglise orthodoxe compte 26’000 membres et l’Eglise greco-catholique quelque 400’000 fidèles. La population slovaque se déclare aujourd’hui catholique-latin à 64%,

    agnostique à 18%, athée à 10%, luthérienne à 6%, calviniste à 2%, orthodoxe

    à 0,6% et juive à 0,05%.

    Jean Fischer, ainsi que d’autres représentants officiels de la Conférence des Eglises Européennes et du Conseil oecuménique des Eglises, ont rencontré à la mi-août des responsables religieux et gouvernementaux en République Slovaque. Le différend porte sur la passation de dizaines d’églises

    et d’édifices religieux appartenant à l’Eglise orthodoxe en Slovaquie à

    l’Eglise greco-catholique.

    Le problème remonte à 1950 lorsque le gouvernement communiste de Tchécoslovaquie, dans un effort pour supprimer l’Eglise greco-catholique (uniate), a forcé cette dernière à donner ses édifices religieux à l’Eglise orthodoxe. L’Eglise uniate a retrouvé une certaine liberté après le "Printemps de Prague" en 1968, mais il a fallu attendre 1990, et la chute du

    communisme, pour que le gouvernement adopte une loi exigeant que les édifices soient rendus à l’Eglise uniate.

    "L’injustice ne peut pas réparer l’injustice," a relevé Jean Fischer,

    mettant en avant le fait que, dans certains cas, les églises rendues à

    l’Eglise uniate étaient vides alors que la communauté orthodoxe devait utiliser des lieux de fortune pour leurs services religieux. Dans de nombreux

    cas, les autorités municipales avaient rendu l’achat de terre ou l’acquisition de permis de construire pour de nouvelles églises difficiles à obtenir

    pour la communauté orthodoxe.

    "Depuis 1990, environ 85 pour cent des cas ont été réglés de la façon

    suivante: les édifices ont été récupérés par des communautés uniates par la

    force ou ont été rendus par l’Eglise orthodoxe à la suite d’un processus de

    négociation impliquant le gouvernement".

    Dans certains cas, ajoute Jean Fischer, le gouvernement avait versé une

    compensation aux communautés orthodoxes pour la perte de leurs édifices.

    Toutefois, il a indiqué qu’il y avait encore des cas à régler, et que ceuxci figuraient parmi les plus difficiles de tout le processus.

    Jean Fischer, tout comme Jean Mayland, une femme prêtre de l’Eglise anglicane et présidente du comité d’études de la Conférence des Eglises Européennes, et Jean Tchekan, rédacteur en chef du Service orthodoxe de Presse,

    à Paris, ont exhorté les autorités slovaques et les chefs de file des Eglises orthodoxe et catholique-grecque à montrer plus de souplesse et à dialoguer entre eux. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus