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    apic/Singapour/ regain d’intérêt pour le bouddhisme

    Singapour: Regain d’intérêt des jeunes pour le bouddhisme (280696)

    "Faire une pause pour mieux se comprendre"

    Singapour, 28juin(APIC) De plus en plus de jeunes Singapouriens se tournent vers le bouddhisme si l’on en croît la Fédération bouddhiste de Singapour. Selon le vénérable Shi Ming Yi, secrétaire général de la Fédération,

    interrogé par "Eglises d’Asie", un nombre croissant de membres de professions libérales, d’étudiants et de jeunes de la grande ville asiatique

    s’intéressent sérieusement à la pratique du bouddhisme. "Pris dans le cercle vicieux du travail et du profit, beaucoup estiment que cette religion

    les aide à faire une pause et à mieux se comprendre eux-mêmes".

    Le vénérable Shi Ming Yi a déclaré que le nombre de bouddhistes actifs,

    âgés de moins de 40 ans, a doublé depuis cinq ans dans la ville de Singapour, pour atteindre aujourd’hui la barre de 60’000. Il s’agit de personnes

    qui se disaient auparavant "sans religion". "Ils ont pris conscience que le

    bouddhisme n’est pas une religion superstitieuse exigeant une foi aveugle.

    Ils apprennent la philosophie qui sous-entend la religion et s’initient à

    une pratique de foi dans la vie quotidienne".

    Douze organisations bouddhistes, contactées par le quotidien local, "The

    Straits Times", confirment l’analyse du vénérable Shi Ming Yi et disent

    qu’ils voient davantage de jeunes aujourd’hui parmi les fidèles. La plupart

    des 200 temples, associations et sociétés bouddhistes de Singapour font des

    efforts sérieux pour atteindre les personnes susceptibles de se convertir

    en organisant des cours de bouddhisme ou des activités comme des camps et

    des sessions de travail bénévole. Cette nouvelle orientation des associations bouddhistes de Singapour a vu le jour il y a environ une dizaine

    d’années quand ont commencé des séries de conférences et la publication de

    livrets d’accès facile en chinois mandarin et en anglais. Jusque là les organisations bouddhistes étaient peu actives ou se contentaient de faire des

    publications en dialectes chinois.

    Cours tous les soirs

    Le monastère Foo Hai Ch’an, dans le quartier de Geylang, organise des

    classes de Dhamma ou doctrine bouddhiste, pratiquement tous les soirs de la

    semaine. Des cours de méditation, de calligraphie et d’arrangement floral y

    sont aussi donnés régulièrement.

    Phey Kim Loong, permanent de la Société Buddha Sasana à Pasiris, un autre quartier de la ville de Singapour, déclare de son côté que tous ceux

    qui sont intéressés peuvent emprunter des livres sur le bouddhisme dans la

    librairie du temple ouverte à tous. Il ajoute: "La plupart de ceux qui

    viennent ici sont des jeunes couples bilingues. Nous leur donnons le choix

    de l’anglais ou du chinois". (apic/eda/ba)

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