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    Le texte contient 53 lignes (max. 75 signes), 459 mots et 3055 signes.

    apic/Sida/Ttalie

    ?La presse italienne de ce mercredi 14 fevrier a repris encore abondamment

    la polemique issue lundi de la presentation d’un texte sur le SIDA par la

    Commission sociale de l’episcopat francais.

    ?L’eveque de Come, Monseigneur Alessandro Maggiolini questionne a ce sujet

    par le quotidien ’Il Corriere della Será ne mache pas ses mots. "Les

    eveques (francais) sont tombes dans le piege des mass media"; "ils ne sont

    pas capables de communiquer" et de rajouter "ou bien on parle clairement,

    ou bien il vaut mieux se taire".

    ?Pour ce prelat italien du Nord d’Italie, ce difficile sujet ne peut etre

    traite "dans un document ou on ne peut qúetablir des principes". Ainsi,

    pour Monseigneur Maggiolini, "l’autre erreur des eveques francais est celle

    d’avoir fait de la ’casuistiqué". Il repete ainsi qúil faut tendre le plus

    possible a la chastete mais que "l’Eglise connait les difficultes et les

    faiblesses des hommes" et que le cas par cas doit etre traite "au

    confessional". "Nous pretres, ajoute-t-il, devons etre intransigeants de

    la chaire et tres comprehensifs dans le confessional".

    ?Quant au Pere Gino Concetti, theologien moraliste qui ecrit habituellement

    dans l’Osservatore Romano, il a parle a differentes reprises de

    "deformation journalistique". "Il suffirait de se donner la peine de lire

    le texte pour comprendre qúils (les eveques francais) ont ete pieges

    (travisati)". "L’Eglise, continue-t-il, a toujours repete que l’on vaincra

    le SIDA par la chastete et l’abstinence : si la sexualite avait ete

    controllee, le virus ne se serait par repandu. On ne peut reduire la

    sexualite a un produit ’mercificató (aliene) et edonique. Et puis chacun

    est libre de se comporter selon sa propre religion et sa propre

    conscience".

    ?Le professeur Spagnolo, de l’Institut bioethique de l’Universite

    catholique de Rome, s’est aussi prononce par un article paru dans

    l’Avvenire sour le titre "Rien de nouveau sous le ciel de Paris". Pour cet

    eminent professeur, "aucune ’nouveauté ou ’evolution’ de la pensee de

    l’Eglise quant a l’utilisation du preservatif".

    ?Se referant d’abord au paragraphe sur le preservatif, il soutient aussi

    avec force que "les phrases (...) ont ete extrapolees de leur contexte et

    donc mal interpretees (intese in modo stravolto)". Quant a l’utilisation

    meme du preservatif pour enrayer le SIDA, ce professeur rappelle "la grave

    difficulte du risque de transmission de l’infection". "Meme si certains

    medecins competents affirment qúun preservatif de bonne qualite peut

    techniquement etre indique pour empecher la transmission du virus du SIDA,

    c’est une aptitute (ideonita) theorique".

    ?"Il doit etre bien clair, conclue le Professeur Spagnolo, qúinsister sur

    l’utilisation du preservatif pour la prevention du SIDA n’est pas du tout

    une question de sante publique mais une question ideologique ; c’est

    repandre un modele bien precis de sexualite prive de toute consideration

    sur la personne et sur sa dignite".

    Centre catholique des médias Cath-Info

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