Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 46 lignes (max. 75 signes), 493 mots et 3363 signes.

    apic/Secte en Suisse

    La Suisse, paradis des sectes? (201094)

    Entre 30 et 85 sectes par million d’habitants: un record mondial

    Lausanne, 20octobre(APIC) La Suisse pourrait bien être le paradis des

    sectes. La liberté de croyance, l’indifférence, voire le secret bancaire

    seraient à l’origine de l’implantation, en Suisse, de 200 à 600 sectes, selon des estimations que révèlent jeudi le quotidien lausannois "24 Heures".

    Alors qu’aux Etats-Unis, on compterait 1,7 secte par million d’habitants,

    en Suisse, cette densité se situerait quelque part entre 30 et 85 sectes.

    Les massacres de Cheiry et de Salvan des adeptes, gourous ou autres faux

    prophètes de la secte du Temple solaire avaient provoqué la crainte de certaines sectes implantées en Suisse sur les retombées possibles du drame à

    leur encontre. Dans une rapide enquête menée par l’APIC auprès d’une dizaine d’entre elles, des responsables de l’Eglise de la scientologie et de la

    secte Moon, entre autres, estimaient qu’une action répressive des pouvoirs

    publics pourrait à l’avenir contrecarrer "leur mission".

    Selon le pasteur Georg Schmid, professeur d’histoire des religions à

    l’Université de Zurich, la Suisse abriterait environ 600 sectes. Un chiffre

    que le spécialiste romand des religions, Raul Ranc, ramène nettement: guère

    plus de 200. Chez "InfoSekta", point de contact et de conseil sur les sectes et les organisations analogues, Suzanne Schaaf penche elle aussi pour

    un bon demi-millier, tout en insistant sur les problèmes de définition.

    Si les chiffres avancés sont du domaine de l’évaluation, il est néanmoins possible d’esquisser un paysage, si lacunaire soit-il, du phénomène

    secte en Suisse. En comparaison internationale, l’équipement de la Suisse

    en sectes apparaît singulièrement privilégié. Selon une enquête de l’Institut pour l’étude des religions américaines, Rodney Stark, il y aurait en

    Grande-Bretagne 604 sectes, soit 10,7 par million d’habitants, aux EtatsUnis 425, soit 1,7 million par habitants, et en Autriche 60, c’est-à-dire 7

    par million habitants. Or en Suisse, selon les estimations évoquées, cette

    densité se situerait quelque part entre 30 et 85 sectes par million d’habitants.

    Le secret bancaire comme une invitation

    Divers facteurs sont ainsi avancer pour expliquer la prolifération de

    sectes en Suisse: la tolérance religieuse, dans un pays multiculturel et où

    aucune religion n’est dominante; l’attachement à la liberté de croyance,

    qui est, dit-on, la sacro-sainte condition d’une paix religieuse chèrement

    gagnée dans les bagarres du Sonderbund; l’indifférence à la croyance d’autrui, l’épaisseur du secret bancaire, favorable aux transactions financières et l’absence de disposition légale ou réglementation aux trois niveaux;

    enfin le monde politique qui ne verrait pas, dans cette situation, un problème.

    De Berne à Genève, de Lausanne à Zurich, de Dornach à Thoune en passant

    par bien d’autres villes, villages et régions, les sectes agissent et diffusent "leur message", plus ou moins ouvertement et avec plus ou moins de

    discrétion aussi. Comme dans la région de Tramelan, au sud de Bienne, un

    village qui a la solide réputation de cacher une foison de mouvements pas

    très catholiques. Où mennonites et darbistes, par exemple, se bousculent

    sans faire trop de bruit. (apic/24h/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus