Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 84 lignes (max. 75 signes), 970 mots et 6268 signes.

    apic/saintMartin/exp

    Liège: importante exposition consacrée à Martin de Tours (240894)

    Du légionnaire au saint évêque

    Liège, 24août(APIC) Une importante exposition consacrée à Martin de

    Tours, "Du Légionnaire au saint évêque", aura lieu du 5 septembre au 5 novembre prochains au siège de la Générale de Banque à Liège.

    A l’automne 1990, la Générale de Banque à Liège accueillait une exposition intitulée "Saint Martin, mémoire de Liège". Consacrée à l’histoire et

    au patrimoine artistique de l’ancienne collégiale (aujourd’hui basilique)

    liégeoise), cette manifestation donnait le coup d’envoi aux travaux de restauration de l’un des édifices les plus importants de Liège, qui fut aussi

    le berceau de la Fête-Dieu (1246). Elle connut un grand succès et les fonds

    récoltés à cette occasion permirent la restauration de l’une des remarquables verrières du XVIe siècle, reposée depuis dans le choeur.

    La Générale de Banque qui, d’emblée, a montré un vif intérêt pour les

    travaux projetés puis entrepris à la basilique, n’a pas voulu attendre

    l’année jubilaire et les diverses manifestations qui la ponctueront. Jugeant que, quatre ans après la première manifestation, le moment était venu

    de mettre à nouveau l’accent sur ce prestigieux édifice religieux, elle a

    proposé d’accueillir une nouvelle exposition dans ses locaux.

    Depuis longtemps, les Amis de Saint-Martin souhaitaient rendre hommage

    au saint patron de la basilique. Le choix du thème de l’exposition envisagée s’est imposé de lui-même. Martin de Tours est un homme hors du commun,

    une personnalité forte et attachante qui a marqué l’histoire du droit canonique et l’art de tout l’Occident chrétien. Celui qui fut appelé "l’Apôtre

    des Gaules", qui fut pendant treize siècles le patron principal de la monarchie et du royaume de France; celui qui fut et qui reste le patron d’une

    quantité d’églises, de basiliques, de cathédrales et de monastères (dans la

    France de 1870, pas moins de 3678 sanctuaires lui étaient dédiés), celui

    qui a donné son nom à nombre de village, de lieux-dits, de fontaines, de

    pierres levées, d’arbres, de rochers et de ponts, celui qui fut au centre

    de l’un des plus grands pèlerinages de la Chrétienté, a exercé une immense

    influence.

    Données contradictoires

    Sur Martin, on a beaucoup écrit, sans pour autant résoudre les questions

    que soulève l’étude critique de la "Vita Sancti Martini", publiée par Sulpice Sévère en 396, un an avant la mort du saint évêque de Tours. Notre

    connaissance de Martin repose sur ce seul témoignage, à l’évidence partisan, et sur quelques documents annexes du même auteur. Les études scientifiques les plus récentes ont abouti bien souvent à des conclusions opposées. Un exemple frappant: la date de naissance de Martin, né à Sabaria en

    Pannonie, est fixée à partir des données contradictoires de Sulpice Sévère

    et de Grégoire de Tours tantôt en 315-316 ou 317, tantôt en 336.

    Aujourd’hui, que sait-on de Martin de Tours ? Somme toute, beaucoup et

    peu. Que, fils de païens, il a fait comme son père une carrière militaire

    et que, à l’âge de dix-huit ans, il était à Amiens quand il partagea son

    manteau avec un miséreux (un geste qui allait le propulser à l’avant de la

    scène iconographique). On sait qu’il s’affirma comme objecteur de conscience, mais qu’il ne renonça pas immédiatement à sa carrière militaire après

    son baptême. Qu’après avoir quitté l’armée, il se forma auprès d’Hilaire,

    évêque de Poitiers, qui lui conféra les fonctions d’exorciste. On sait aussi qu’il voyagea en Italie et en Illyricum et qu’il séjourna à Milan et à

    Gallinara. Qu’il fonda le monastère de Ligugé près de Poitiers et fut élu

    évêque de Tours en 370 ou en 371, mais que, tout en remplissant ses

    fonctions épiscopales, il resta fidèle à sa vocation mystique, transférant

    sa résidence à trois kilomètres de la Cité, sur le site du futur Marmoutier, premier monastère épiscopal de Gaule.

    L’homme à découvrir...

    L’activité épiscopale de Martin reste dans l’ombre, n’étant guère connue

    que par le récit de ses miracles. Il est certain que, même s’il reçut peu

    de visites et s’il évitait la compagnie des grands personnages et en particulier des femmes, Martin s’est trouvé en relation avec la cour impériale

    et avec le gratin gaulois de la seconde moitié du IVe siècle. On sait

    qu’il vivait dans la pauvreté, voire dans l’ascétisme, négligeant son apparence jusqu’à irriter ses contemporains. Que sa culture n’était pas celles

    des classes supérieures, que son ascendant sur son propre clergé fut plus

    d’une fois mis en cause et qu’il s’est heurté à l’hostilité des évêques

    gaulois, poursuivant tout au long de sa vie son combat de "soldat du

    Christ", évangélisant, prêchant, renversant cultes et sanctuaires païens et

    les remplaçant par des églises et des ermitages, luttant jusqu’à son dernier souffle contre le mal sous toutes ses formes. Voilà l’home que l’exposition propose de (re)découvrir.

    En support, septante oeuvres choisies parmi les collections belge, françaises et allemandes. Le premier contact avec le saint se fera à travers

    quelques-unes de ses reliques. Puis on le découvrira en soldat et en évêque, signes extérieurs de ses carrières successives. Viendront ensuite de

    prestigieux ensembles retraçant les épisodes principaux qui marquèrent

    l’histoire du Tourangeau. Plat de résistance: la section réservée à la charité de Martin, avec des exemples célèbres ou peu connus du partage du manteau et de l’aumône. Les représentations d’épisodes isolés permettront de

    revoir quelques faits saillants de la vie de Martin et de sa légende. Une

    dernière section sera consacrée à sa gloire posthume: celle du saint en majesté, celle de Martin dans la communion des saints, celle du saint patron.

    Enfin, on pourra admirer septante-cinq oeuvres (dont beaucoup de chefsd’oeuvre) du XIe au XVIIIe siècle, peintes sur bois, toile ou parchemin,

    sculptées dans le bois ou la pierre, ciselées dans l’argent ou le vermeil,

    coulées en laiton, tissées ou brodées, gravées ou dessinées. (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus