Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 42 lignes (max. 75 signes), 441 mots et 2987 signes.

    apic/Ruiz/Démission/Vatican

    Mexique: Le cardinal Sandoval Iniguez

    confirme les pressions du Vatican sur Mgr Ruiz (080295)

    L’évêque de San Cristobal invité par deux fois à présenter sa démission

    Guadalajara, 8février(APIC) Le Vatican a effectivement invité Mgr Samuel

    Ruiz Garcia à présenter sa démission, a confirmé mercredi à l’APIC le cardinal Juan Sandoval Iniguez, archevêque de Guadalajara, au Mexique. Par

    deux fois, a-t-il déclaré dans une interview téléphonique, le Saint-Siège a

    demandé à l’évêque de San Cristobal de las Casas de présenter sa démission.

    La dernière remonte à fin octobre 1994. Selon le cardinal, Mgr Ruiz aurait

    différé plutôt que repoussé cette demande.

    L’archevêque de Guadalajara, qui ignore si d’autres invitations à la démission sont parvenues entre-temps de Rome à l’avocat des "Indios", ainsi

    familièrement nommé par les indigènes mexicains, confirme également que les

    griefs retenus par le Saint-Siège contre Mgr Ruiz sont au nombre de deux.

    Les deux reproches formulés dans la dernière demande de démission sont de

    nature théologique et pastorale: Ses conceptions théologiques jugées divergeantes par le Vatican; sa pratique pastorale peu en accord avec celle de

    l’Eglise.

    Pour la Conférence des évêques mexicains, Mgr Ruiz reste à la tête du

    diocèse de San Cristobal de las Casas. "Aussi longtemps qu’il ne présente

    pas sa démission ou que le Saint-Siège ne le destitue pas, Mgr Ruiz demeure

    sur son siège".

    Comment une démission "forcée" ou une destitution de Mgr Ruiz serait

    perçue au Mexique? L’une ou l’autre pourrait causer un certain malaise dans

    le pays. "L’évêque de San Cristobal de las Casas, c’est vrai, est particulièrement apprécié dans les communautés de base et chez les Indiens", convient le cardinal Sandoval. "On l’estime parce qu’il est un évêque engagé

    aux côtés des indigènes et des démunis". Reste, ajoute l’archevêque de Guadalajara, que certains milieux mexicains estiment qu’il porte une part de

    responsabilité dans le soulèvement des Indiens du Chiapas, puisque la révolution s’est faite exclusivement dans son diocèse. Sa responsabilité,

    disent ces mêmes milieux, porte également sur l’internationalisation du

    conflit. "Depuis, l’étranger a maintenant l’image d’un Mexique révolutionnaire, d’un pays instable... Ce qui a eu pour conséquence la fuite des capitaux".

    L’engagement de Mgr Ruiz en faveur des Indiens s’est encore manifesté en

    janvier dernier, lorsque, pour faire pression en vue de favoriser le dialogue entre la guérilla et le gouvernement, il avait entamé un jeûne. Qui a

    eu pour effet de déclencher de nouvelles négociations entre insurgés et

    gouvernement.

    Un nouveau cas Gaillot au Mexique? "Je n’ai aucune crainte. Parce que

    les Mexicains sont très catholiques, proches et respectueux du Saint-Siège.

    Ils respectent l’autorité du pape. Il n’y pas lieu de craindre un "scandale" au Mexique. Si scandale il devait y avoir, ce serait plutôt à l’étranger, de par l’internationalisation du problème". (apic/pierre rottet)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus