Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 37 lignes (max. 75 signes), 370 mots et 2595 signes.

    apic/Roumanie/ uniates

    Roumanie: les querrelles Eglises-Etat perdurent (230695)

    L’archevêque catholique d’Alba Julia déplore la crispation des orthodoxes

    Bucarest, 23juin(APIC) En Roumanie, la querelle des écoles confessionnelles agite encore les relations Eglises-Etat. C’est un problème plus national que vraiment religieux reconnaît Mgr Györgi Jakubiniy, archevêque catholique d’Alba Julia.

    Le régime communiste avait nationalisé plus de 1’800 écoles catholiques,

    réformées et luthériennes. Ces écoles où l’on enseignait souvent en hongrois ou en allemand ont été toutes "roumanisées". Aujourd’hui les écoles

    ont été rendues à leurs anciens propriétaires qui voudraient reprendre

    l’enseignement dans leur langue maternelle, ce que l’Etat roumain ne veut

    pas admettre.

    La réouverture des écoles confessionnelles se heurte aussi à

    l’opposition de l’Eglise orthodoxe roumaine, pour qui l’existence de cours

    de religion est une garantie suffisante. Selon l’archevêque catholique, la

    crainte du prosélytisme est aussi très présente chez les orthodoxes. Ils

    ont peur de voir "les élèves non-catholiques attirés d’une manière ou d’une

    autre vers le catholicisme", relève-t-il.

    La restitution des églises n’avance pas

    Selon Mgr Jakubinyi, l’Eglise orthodoxe a également mis un frein à une

    visite du pape dans le pays. Le président Ion Iliescu a en effet déjà invité deux fois Jean Paul II en Roumanie, mais aucune date n’a été fixée. Là

    encore, les orthodoxes craignent que la venue du pape ne pousse les anciens

    gréco-catholiques ’intégrés’ à l’orthodoxie à l’époque communiste à revenir

    au catholicisme.

    Sous le régime communiste, alors que les autres Eglises étaient reconnues officiellement, l’Eglise catholique-romaine (de rite latin) était simplement tolérée tandis que l’Eglise gréco-catholique était totalement interdite. Depuis 1989, les deux rites catholiques sont à nouveau reconnus,

    mais on ne leur a pas rendu leurs moyens. Ainsi les quelque 1’800 églises

    prises aux uniates, et remises en majorité à l’orthodoxie n’ont pas été

    rendues, note Mgr Jakubiniy. L’Etat considère qu’il s’agit d’affaires internes des deux Eglises. Les uniates estiment de leur côté que la responsabilité de l’Etat, qui a confisqué ces églises en 1948, est engagée et que

    la question des relations Eglises-Etats ne pourra pas être résolue, tant

    que les problèmes de propriété ne seront pas tirés au clair.

    Les catholiques de rite latin sont 1,3 million en Roumanie, dont un million de langue hongroise. Les gréco-catholiques seraient de leur côté un

    demi-million. (apic/kap/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus