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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    apic/rome/synode syro-malabar/prolongation/

    Rome: Le synode syro-malabar se conclut

    sans avoir trouvé une issue à l’impasse

    Rome, 16janvier(APIC) Alors que le Synode de l’Eglise syro-malabar, une

    Eglise catholique indienne de rite oriental, s’est conclu lundi après une

    semaine de travaux, ses participants sont toujours à la recherche d’une solution qui mette un terme à la crise profonde qui divise cette Eglise à

    propos de la réforme liturgique.

    Une session supplémentaire a même été programmée pour mardi après-midi

    pour tenter de parvenir à un consensus, précise-t-on à la Congrégation pour

    les Eglises Orientales.

    Ce synode, dont le pape a ouvert les travaux le 8 janvier, était précisément réuni pour tenter de mettre un terme à une division interne suite à

    la réforme liturgique intervenue après l’élévation de cette Eglise au rang

    d’Eglise archiépiscopale majeure, en décembre 1992.

    En Inde, les fidèles catholiques se répartissent entre les rites latin,

    syro-malabar et syro-malankar. Douze des 13 diocèses syro-malabars sont au

    Kerala, où la tradition fait de l’apôtre Thomas le fondateur de cette Eglise, qui compte 3,5 millions de fidèles.

    Des 24 évêques syro-malabars, huit refusent modernisation de la liturgie

    suite au concile Vatican II. Avec leur chef de file, Mgr Joseph Powathil,

    devenu en février 1994 président de la conférence épiscopale indienne, ils

    prônent le maintien de la liturgie traditionnelle syriaque, où pendant la

    première partie de la messe, le célébrant se tient au milieu des fidèles

    avant de célébrer l’eucharistie pieds nus et dos au peuple, ce qui est plus

    conforme à la mentalité et à la culture indienne, selon ses partisans. Les

    opposants pensent au contraire que la liturgie modernisée est plus vivante

    et plus courte et qu’elle favorise la communion avec l’Eglise universelle.

    La querelle, qui suscite des affrontements réguliers chez les fidèles,

    nuit beaucoup au témoignage de l’Eglise catholique dans un pays où elle est

    déjà très minoritaire. Sur le plan oecuménique, les Eglises syro-malankares

    orthodoxes suivent très attentivement la façon dont Rome va résoudre ce

    conflit, en vue d’un éventuel rappprochement avec l’Eglise catholique.

    (apic/imed/mp)

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