Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 67 lignes (max. 75 signes), 730 mots et 4933 signes.

    apic/Rome/Synode/14 octobre

    Rome: Synode sur la vie consacrée (141094)

    Fin de la première phase des travaux

    Rome, 14octobre(APIC) La diversité des regards portés sur la vie consacrée est l’une des grandes caractéristiques des deux premières semaines de

    travaux du Synode réuni à Rome. Elle marquera également la seonde phase des

    travaux qui s’ouvre samedi.

    Le cardinal Basil Hume, rapporteur général du Synode et, à ce titre,

    responsable de la rédaction finale des travaux, lui-même religieux bénédictin, a résumé, lors d’une conférence de presse les quinze premiers jours de

    travaux. Les accents sont très variés. On entend parler d’"inculturation"

    (Afrique), de spiritualité et de prière (Inde), de l’influence toujours

    plus grande du féminisme (Amérique du Nord), de "témoignage" (Europe de

    l’Est), de "mission" (Europe de l’Ouest), de joie (Océanie), de vie monastique (Moyen-Orient)... La première phase des travaux, à savoir l’audition

    des membres du synode, s’est achevé vendredi. Le travail en groupes ou

    "circuli minores" constitue la deuxième phase.

    Quand on aime, on ne critique pas

    Le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat, numéro deux du Vatican a

    insisté jeudi sur le grave devoir des religieux de toujours, selon le mot

    de saint Ignace de Loyola ’sentire cum Ecclesiá’ Pour le cardinal, "le phénomène de critique à l’égard des pasteurs de l’Eglise, de l’évêque de

    l’Eglise particulière et du pape, n’est pas fréquent, mais des cas pénibles

    existent". Concrètement, le cardinal secrétaire d’Etat souligne qu’"aimer

    l’Eglise doit signifier pour tous les religieux aimer l’évêque de son diocèse et aimer le Pape, Pasteur universel de l’Eglise universelle". Les membres de l’Eglise, explique-t-il, "ne peuvent prétendre juger leurs pasteurs". Celui qui aime ne critique pas. Celui qui aime prie, travaille et

    collabore avec l’évêque et avec le pape".

    Mgr Gheorghi Ivanov Jovcec, évêque de Sofia-Plvdiv, en Bulgarie, est revenu sur la question des vocations. "Les jeunes ne font pas confiance à des

    religieux et à des religieuses qui donnent un mauvais exemple". Le P. José

    A. Divasson, salésien, président de la Conférence des religieux du Venezuela, estime pour sa part qu’"il y a une sensibilité particulière chez les

    jeunes d’aujourd’hui, qui sont très attentifs à la cohérence de vie, à la

    proximité et au fait de risquer sa vie pour les autres. Il est nécessaire,

    souligne-t-il, que la pastorale promeuve l’expérience du don de soi".

    Mgr Damien Zimon, archevêque de Katowice (Pologne), remarque que "les

    communautés de renouveau de l’Eglise sont les lieux où les sources de vocations à la vie consacrée sont les plus abondantes".

    Oecuménisme spirituel

    L’oecuménisme a été à l’ordre du jour avec les interventions de représentants d’autres religions chrétiennes. Le P. Benedict Green, un moine anglican, pense que "les religieux, appartenant à différentes traditions ecclésiales divisées, se trouvent dans une position particulièrement favorable pour promouvoir l’oecuménisme spirituel".

    Même idée chez soeur Minke de Vries, réformée, supérieure de la

    Communauté de Grandchamp, en Suisse, qui pose la question: "Le monachisme

    n’est-il pas une manifestation de l’Eglise indivise dans la mesure où il

    reste fidèle à ses origines des premiers siècles?" L’appel à une vie

    consacrée n’a jamais complétement disparu dans les Eglises de la Réforme

    après la terrible rupture du 16ème siècle, mais que cette réalité si

    importante de la vie de l’Eglise a dû rester malheureusement trop longtemps

    souterraine. Mais poursuit-elle, l’Esprit Saint n’est pas resté inactif. Au

    siècle passé, dans un contexte de grande misère sociale sont nées les

    maisons de diaconnesses qui ont eu très rapidement beaucoup de vocation.

    Plus tard, les premières communautés religieuses protestantes d’inspiration

    monastique sont nées entre les deux premières guerres mondiales, pendant et

    après la deuxième dans les Eglises réformées et luthériennes.

    Plus froide, la communication de l’archimandrite Joseph Poustoutov, du

    patriarcat de Moscou. Après avoir constaté que "l’Eglise catholique est en

    train de renaître en Russie", il signale que "la Russie n’est pas un désert

    spirituel et que l’Eglise orthodoxe, en ce XXe siècle, a offert à l’Eglise

    du ciel des milliers de martyrs". Il lance un avertissement: "le patriarche

    Alexis II de Moscou et de toutes les Russies souligne que la mission en

    Russie est avant tout la tâche de l’Eglise russe, qui est présente en Russie depuis plus de mille ans. La sainte Eglise de Rome peut aider à l’accomplissement de cette tâche, mais cette aide doit exclure surtout le prosélytisme, qui est étranger à la nature de nos relations fraternelles entre

    Eglises apostoliques." (apic/jmg/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus