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    APIC - Reportage

    Maurice Page, Agence APIC

    Fribourg: l’Institut de la famille de l’Université de Fribourg a un an

    De nombreuses réalisations et beaucoup de projets (311094)

    Fribourg, 31octobre(APIC) Un an après sa mise sur pied, l’Institut interfacultés de la famille de l’Université de Fribourg a pris sa vitesse de

    croisière. Malgré la modestie des moyens, l’activité développée a été intense, explique Claudia Ermert Kaufmann, coordinatrice de l’Institut.

    L’intérêt principal de l’Institut fribourgeois, placé sous la responsabilité du professeur Meinrad Perrez, est son caractère interdisciplinaire.

    Les Facultés des lettres, de droit, de théologie et des sciences économiques et sociales y collaborent paritairement. Les statuts de l’Institut lui

    attribuent trois tâches: L’encouragement de la recherche dans le domaine de

    la famille dans les diverses disciplines; l’organisation de cours sur le

    thème de la famille selon les divers points de vue et enfin le conseil à

    des personnes et institutions par le moyen d’un office de consultation familiale.

    Si le dernier objectif est encore musique d’avenir, l’Institut a déjà à

    son actif un nombre important de réalisations. Pour Claudia Ermert, la première tâche fut de recenser l’offre existant dans les universités de Fribourg, de Berne et de Neuchâtel. Une brochure servant de guide à l’étudiant

    et au chercheur donne un aperçu complet de plus d’une cinquantaine de cours

    dans les trois établissements allant de la psychologie au droit civil en

    passant par la théologie pastorale.

    La seconde tâche de documentation concerne la mise au point d’une cartothèque regroupant toutes les institutions publiques ou privées s’occupant

    de la famille en Suisse. "A ce jour nous avons quelque 400 adresses et nous

    sommes en train de compléter notre fichier avec les noms de psychothérapeutes privés", explique Claudia Ermert. "Une partie de notre travail consiste

    à mettre les gens en relation et à fournir des renseignements. Je suis allée par exemple récemment présenter l’Institut lors d’une séance du Conseil

    pastoral du diocèse de Bâle".

    Une attention particulière à la formation continue

    L’Institut ne crée pas de nouvelles disciplines, et par conséquent pas

    de nouvelles branches de licence pour les étudiants. Il apporte une attention particulière à la formation continue et post-graduée destinée en particulier aux thérapeutes. Ainsi Monique Morval, professeur à l’Université

    de Montréal, a donné en mai un séminaire sur l’évaluation familiale. Cet

    hiver, le professeur Kurt Hahlweg, de l’Université de Braunschweig, en Allemagne, donnera un cours consacré à la prévention des problèmes du couple.

    Depuis la fondation de l’Institut de la famille, il est possible de mettre

    l’accent des études en psychologie sur les aspects familiaux, ajoute Guy

    Bodenmann, assistant en psychologie.

    L’organisation en commun avec la ville de Fribourg d’un cycle de sept

    conférences publiques dans la cadre de l’Année de la famille a été un des

    autres points centraux de l’activité de l’Institut de la famille. "L’ouverture en dehors du cercle des chercheurs et des spécialistes est aussi un

    des buts de l’Institut, souligne Claudia Ermert. L’aspect ’politique’ de

    notre travail passe par là. Nous visons à une prise de conscience, sans

    chercher toutefois à intervenir directement sur le plan politique." A ce

    titre le Conseil de l’Institut intègre des personnalités extérieures à

    l’Université, notamment issues du monde politique.

    Actuellement plusieurs projets de recherche des diverses Facultés sont

    planifiés. Sous la direction de Franz Werro, professeur de droit privé, un

    travail a été entrepris au sujet de la situation juridique des enfants dans

    une famille monoparentale ou recomposée, sous l’angle de l’autorité parentale et du devoir d’entretien.

    Une étude en cours s’intéresse aux familles monoparentales. Une première

    investigation a permis de comparer la situation de 303 mères assumant seules l’éducation des enfants à celle de 145 mères mariées. Les chercheurs se

    sont intéressés à la charge de travail et à la satisfaction de ces femmes.

    Ces études et plusieurs autres donneront également lieu à des publications scientifiques dans le cadre d’une nouvelle collection des Editions

    universitaires de Fribourg, placée sous le titre "Contributions fribourgeoises à la recherche familiale". Un premier volume regroupant 21 articles

    est sous presse, explique Claudia Ermert.

    L’Institut est en outre en train de planifier pour 1996 une Conférence

    réunissant tous les chercheurs dans le domaine de la famille en Suisse. Les

    contacts internationaux sont bien sûr primoridaux. Plusieurs professeurs

    étrangers ont été invités pour des cours ou des conférences.

    La réflexion et la pratique de l’Institut sont d’abord orientées vers

    l’observation scientifique des familles en Suisse pour faciliter la compréhension des problèmes et pour améliorer les fondements des décisions politiques, explique le professeur Perrez. (apic/mp)

    Le texte contient 71 lignes (max. 75 signes), 743 mots et 5119 signes.

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