Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 52 lignes (max. 75 signes), 539 mots et 3766 signes.

    apic/religions et développement /table ronde Paris

    Paris: les religions et le développement (140595)

    Un bilan plutôt positif, mais attention à la tentation du pouvoir

    Paris, 14mai(APIC) A l’initiative du Comité catholique contre la faim et

    pour le développement (CCFD) et de la Conférence mondiale des religions

    pour la paix (WCRP), des représentants des religions juive, bouddhiste,

    protestante et catholique, ont exposé samedi au cours d’une table ronde à

    Paris la marque particulière de chaque religion face au développement. Avec

    des nuances, le bilan est plutôt positif. Mais il reste des difficultés

    pour qu’elles rejoignent la modernité.

    Cyril Aouizerate, du Centre européen pour le développement du MoyenOrient, juif d’Afrique du Nord, estime que la modernité prend sa source

    dans Abraham et Moïse, pourfendeurs d’idoles, et partant, à l’origine d’un

    nouveau système de pensée. Il considère par ailleurs que le judaïsme en Israël, Etat des juifs et non pas Etat juif, a tout intérêt à se dégager des

    cercles de pouvoir auquels il est trop lié.

    Le Père Michel Legrain, professeur de théologie à l’Institut catholique

    de Paris, rappelle que l’incarnation du Christ invite à prendre au sérieux

    un développement humain et équilibré, respectueux des créatures, particulièrement de la personne humaine. Il souligne que seul un développement

    véritablement inculturé est possible et que la bonne santé des Eglises

    d’Afrique ne doit pas occulter d’immensens frustrations. Celles-ci resurgissent à travers d’innombrables contestations ecclésiales.

    Bouddhisme, fondateur de modernité

    Pour sa part, le professeur Le Thanh Khoi, spécialiste à la Sorbonne des

    religions asiatiques, estime que le bouddhisme fut, avant l’heure, fondateur de modernité puisqu’il s’est détaché du théisme et que les quatre

    vérités fondamentales (la première que la vie est souffrance) sur lesquelles il repose, sont autant de constats d’expériences. Pour autant il ne

    croit pas que le bouddhisme zen ou le confucianisme puissent expliquer le

    miracle économique japonais ou de tel ou tel pays asiatique. Selon lui,

    l’exploitation des textes sacrés (et non eux-mêmes) faite par la classe dirigeante d’une nation se révèle déterminante.

    Ex-secrétaire de la Fédération protestante de France (FPF), le pasteur

    Nicolas souligne que dès 1969 le Conseil oecuménique des Eglises (COE)

    avait demandé aux Nations Unies que 1% du produit national brut des pays

    riches soit consacré au développement. Considérant avec recul les premiers

    textes de la FPF relatifs au développement, il constate un réel désenchantement des espoirs initiaux.

    Un goût pour le changement économique et social

    Le Père jésuite Jean-Yves Calvez s’est félicité de constater que les

    personnes les plus actives à oeuvrer au développement appartenaient à des

    communautés religieuses de toutes confessions. Il rappelle que depuis plusieurs décennies qu’il s’intéresse à cette question, le problème du lien

    difficile entre islam et modernité n’a jamais cessé d’être soulevé; qu’il

    faut continuer à s’y intéresser. Et précise que le rapport entre développement et religions ne se pose pas comme avant. Elles ne sont plus perçues

    désormais comme un obstacle. Au contraire, elles sont plutôt facteur de mise en mouvement de l’individu, aspiré vers le haut, vers un Autre.

    Aujourd’hui, la nécessité du développement, largement admise, a fini par

    colorer les religions elles-mêmes car elles affichent, parfois avec opportunisme, leur goût pour le changement économique, culturel et social. Dernier acquis: le dialogue entre les religions, quand celles-ci ne se confondent pas avec le pouvoir, est désormais perçu par tous comme un élément-clé

    pour oeuvrer à une modernité plus harmonieuse. (apic/jcn/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus