Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 81 lignes (max. 75 signes), 872 mots et 5863 signes.

    apic/Raiser/Processus de paix/Terre Sainte

    Genève: Le pasteur Raiser de retour de Jérusalem(250595)

    Frustrations palestiniennes face au processus de paix

    Genève, 25mai(APIC) "Les possibilités qui existent d’entamer une seconde

    série de négociations dans le processsus de paix israélo-palestinien actuel

    semblent minces", a estimé mercredi le pasteur Konrad Raiser, au lendemain

    de la première visite officielle qu’il a effectuée en sa qualité de secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE) auprès des Eglises

    membres de Jérusalem, de Cisjordanie et de Gaza.

    "Dans les conversations que j’ai eues avec le premier ministre Itzhak

    Rabin et le ministre des affaires étrangères Shimon Pérès, tous deux se

    sont dits préoccupés par l’étroitesse de leur majorité à la Knesset, ce qui

    les incite à envisager avec prudence toute nouvelle initiative spectaculaire avant les élections de 1996", révèle le secrétaire général du COE. L’un

    et l’autre ont souligné les problèmes de sécurité qui semblent l’emporter

    sur leur engagement à poursuivre le processus de paix.

    Pour Arafat, le processus de paix est dans une impasse totale

    Le président Arafat a parlé à la délégation du COE d’une impasse totale

    dans le processus de paix, due à l’intransigeance des Israéliens, et du

    sentiment d’être abandonné par la communauté internationale. "Du côté palestinien, nous avons entendu de nombreuses mises en garde selon lesquelles, si le processus de paix ne reprend pas son cours, on risque d’aboutir

    à une explosion de violence incontrôlable", souligne Konrad Raiser.

    La délégation a entendu de nombreuses plaintes formulées par des Palestiniens et par des défenseurs israéliens des droits de l’homme concernant

    la politique de confiscation des terres. Cet état de choses, juge-t-on, modifie la situation sur le terrain en devançant les négociations, en particulier dans le cas de Jérusalem dont le caractère et l’équilibre démographiques uniques se trouvent ainsi transformés.

    La politique israélienne est discriminatoire: deux poids, deux mesures

    D’autres plaintes très vives concernent le refus des autorités israéliennes d’accorder des permis de construire à des Eglises et à d’autres sur

    des terres appartenant à des Arabes. Dans plusieurs cas, a-t-on rapporté à

    la délégation, la raison alléguée pour justifier ce refus est que les zones

    en question sont classées "ceinture verte". Mais il y a des exemples où ces

    mêmes zones, une fois confisquées au profit de propriétaires israéliens,

    ont été reclassées terrains à bâtir et le permis de construire accordé.

    La délégation a entendu de multiples témoignages sur les difficultés et

    le coût économique très élevé qu’ont entraînés les nombreuses fermetures,

    par les autorités israéliennes, de postes frontières vers Jérusalem, la

    Cisjordanie et en particulier Gaza. L’interdiction d’entrer dans Jérusalem

    durant la Semaine Sainte, cette année, a été citée pour illustrer l’humiliation et les souffrances causées par ces mesures. Il est à noter aussi

    que ces fermetures empêchent de nombreuses personnes de parvenir jusqu’à

    leur lieu de travail, de se rendre dans les hôpitaux ou les écoles.

    Pour les autorités israéliennes, la paix est synonyme de sécurité nationale, obtenue, s’il le faut, par des moyens militaires. La délégation du

    COE estime qu’il faut redonner à la notion de paix un sens qui dépasse les

    définitions étroites et convaincre les personnes concernées qu’une sécurité

    authentique ne peut être fondée que sur la justice pour tous.

    Echec et inconstance de la communauté internationale

    Du côté palestinien, la délégation du COE a entendu à maintes reprises

    cette exclamation: "Ce que nous avons là n’a rien à voir avec la paix!". Au

    niveau international, de nombreux Palestiniens ont été profondément déçus

    de ce qu’ils ont considéré comme l’échec de la communauté internationale à

    remplir les promesses politiques et économiques faites au lendemain des accords d’Oslo pour soutenir le processus de paix. La visite de la délégation

    a en effet coïncidé avec la décision des Etats-Unis de recourir à leur

    droit de veto pour s’opposer à une résolution du Conseil de sécurité relative aux confiscations de terres par Israël. Les Palestiniens ont déclaré

    se sentir abandonnés et trahis par cette décision.

    Selon la délégation, les chrétiens de Terre Sainte ont joué un rôle historique unique en maintenant la communication entre toutes les communautés.

    Cependant, les communautés chrétiennes locales se sentent menacées tant sur

    le plan politique que démographique. Au cours des trente dernières années,

    la population chrétienne de la région - les "pierres vivantes" qui y vivent, prient et travaillent - n’a cessé de décroître. Bon nombre de chrétiens palestiniens qui restent craignent qu’un jour les seuls chrétiens à

    Jérusalem soient les pèlerins qui ne verront que des pierres sans vie et

    des musées. (apic/coe/eni/be)

    Encadré

    Une préoccupation qui date de 1948

    La visite du pasteur Raiser et de sa délégation s’inscrit dans l’histoire

    des préoccupations du COE qui s’est intéressé à cette région dès 1948. A

    maintes reprises, le COE a affirmé sa conviction que la reconnaissance mutuelle, sur un pied d’égalité, du peuple israélien et du peuple palestinien

    était l’unique garantie de la paix et de la sécurité dans la région. Il a

    affirmé en outre que les droits à l’autodétermination de ces deux peuples

    sont interdépendants.

    Par l’intermédiaire de ses Eglises membres, le COE, depuis plus de quarante ans, s’efforce de subvenir aux besoins des habitants de la région, en

    particulier des personnes déplacées et déracinées, recherchant la justice

    et travaillant pour la réconciliation. (apic/coe/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus