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    apic/prostitution/Brésil/conscientisation

    Brésil: la propre lutte des prostituées contre l’exploitation (120295)

    "Nous sommes citoyennes, au même titre que les autres femmes"

    Belem (Brésil), 9février(APIC) Le groupe de femmes prostituées de Bélem,

    capitale de l’Etat brésilien du Para, reçoit chaque semaine plus de 30 prostituées pour être écoutées, réconfortées et renforcées dans la lutte quotidienne contre l’expoitation. Pour le groupe, la prostitution n’est pas

    une fatalité, mais d’abord le résultat de l’inégalité sociale et le mépris

    de l’homme pour la femme. Mais ces femmes prostituées ne veulent pas seulement accepter leur rôle de victimes. Elles découvrent peu à peu leurs

    droits de "citoyennes" capables de lutter contre l’injustice et la violence

    dans leurs lieux de travail.

    Le Groupe de femmes prostituées de Bélem a été fondé en 1990, par Maria

    de Lourdes Baretto, âgée de 50 ans, originaire de l’Etat de Paraiba. Elle a

    a participé durant des années à la pastorale de la Femme marginalisée, mouvement lancé par l’Eglise catholique, spécialement sous l’impulsion de Mgr

    Antônio Fragoso, évêque de Crateus (Ceara).

    Selon le bulletin de l’association, "Femme et Libération", édité par le

    sercice de "La Femme marginalisée", dont le siège central se trouve à Sao

    Paulo, le regroupement et l’organisation des prostituées dans de tels groupes favorisent leur "conscientisation" dans leur rôle de citoyennes, luttant avec d’autres femmes contre l’injustice. Par des prises de paroles publiques, elles participent aussi aux campagnes de prévention contre le sida

    et les maladies sexuellement transmissibles dans les lieux de prostitution.

    Elles luttent aussi pour que leur mouvement soit reconnu officiellement par

    le gouvernement comme mouvement social ayant des droits de revendication et

    de représentation syndicale.

    Au Brésil le thème de la prostitution reste complexe, parce qu’il fait

    grandement partie de la réalité quotidienne, mais qu’il est fréquemment occulté par les moyens de communication. Comme le déplore Tom Jobim, musicien

    brésilien célèbre, aussi à l’étranger: "Démolir la nature et opprimer la

    femme. Voilà deux habitudes particulièrement répandues parmi les hommes".

    (apic/em/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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