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    apic/Pro Life/ Vatican

    "Le manifeste pro-life" a ete publie par le Vatican le 21 novembre 1995.

    Issu du Congres Mondial des Mouvements pour la Vie - reuni au Vatican du 2

    au 4 octobre dernier - il consiste en une cinquantaine de propositions,

    libellees en anglais, dont l’objet est de lancer "un appel urgent a passer

    a l’action".Toutefois, aucune mention n’est faite, dans ce document, aux

    "operations rescue", menees par certains "commandos pro-life"dans les

    cliniques ou se pratiquent l’avortement.

    Interroge le 21 novembre sur ce type d’action, le Cardinal Angelini, en

    charge au Vatican, du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Operateurs

    Sanitaires - le monde medical - n’a d’ailleurs pas donne de reponse precise

    a ce propos : "l’attitude du bon samaritain, a-t-il dit, est une position

    morale, difficile. Elle illustre toute la crise de la medecine

    d’aujourd’hui. La vie doit etre respectee. La loi humaine ne remplace pas

    celle de Dieu." Le Cardinal Angelini, presentait a la presse, la X

    conference internationale qúil organise a Rome du 23 au 25 novembre 1995,

    sur le theme "Va et fait de meme, d’Hypocrate au Bon Samaritain" et qui

    reunit 6500 personnes, dont 2000 medecins selon les organisateurs.

    Independant de l’iniative du Cardinal Angelini, le "Manifeste Pro-Life"

    publie le 21 novembre est, quant a lui, issu du Conseil Pontifical pour la

    Famille qui avait organise du 2 au 4 octobre 1995, le troisieme congres

    mondial des mouvements Pro-life a Rome. Il se presente en six pages tres

    denses, articulees en trois parties : "Nous croyons en la Vie !"; "Les

    menaces de la culture de la mort" ; "l’Evangile de la vie : un appel a

    l’action."

    La premiere partie "Nous croyons en la Vie !" enonce les "droits de

    chaque etre humain". Ainsi, le Manifeste "affirme" le droit a "une

    conception naturelle", a la "propre identite et heritage genetique hors de

    toutes manipulations ou experimentations", a une "famille stable", et a une

    "mort naturelle, libre de la menace de l’euthanasie."

    "Nous sommes convaincus, poursuit le Manifeste, que la violation du

    droit a la vie commence avec l’acte de tuer l’enfant non encore ne" et que

    "la vraie liberation de la femme se produit quand elle redecouvre sa dignite et son role de sanctuaire de la vie qui protege le faible et le plus

    vulnerable."

    La premiere partie de ce document se termine ainsi : "Par notre engagement pour la vie , nous sommes plonges dans combat plus vaste et plus profond qui perdure tout au long de l’histoire humaine. Il s’agit du combat

    entre la culture de la vie et la culture de la mort."

    La seconde partie, "les menaces de la culture de la mort", enonce celles-ci, et l’on parle en introduction d’une veritable "guerre" menee par la

    culture de la mort contre la "race humaine", avec des "agents riches et

    puissants", "actifs dans les gouvernements, les organisations internationales, les medias, l’education et l’industrie."

    "La verite sur la personne est clairement maintenue par les traditions

    chretiennes, juives, islamistes, et par les autres religions", mais cela

    n’empeche pas que le droit a la vie soit nie dans "de nombreux pays". Ainsi, poursuit le manifeste, "des organisations pour le controle de la population mondiale, etroitement liees avec les industries contraceptives et

    abortives, travaillent continuellement pour eliminer des gens plutot que

    pour resoudre les problemes de pauvrete par le developpement."

    On denonce alors successivement "la sterilisation des femmes et des hommes de plus en plus souvent promue par des institutions de la sante publique", les "methodes chimiques d’avortement, comme la RU 486, ou les vaccins

    anti-grossesses, qui eliminent silencieusement des millions d’innocents inconnus, avec des effets a long termes inconnus sur les meres". On precise

    en outre qúil est "presque impossible de distinguer entre certaines methodes de contraception et l’avortement" et que les utilisateurs sont en

    "droit de savoir s’ils courent le risque d’executer leur enfant non encore

    ne, et si les contraceptifs ont des effets secondaires nocifs".

    On denonce en outre, "les experimentations sur les embryons et certaines

    methodes de procretation artificielles qui detruisent des etres humains non

    nes"; le "diagnostic prenatal souvent utilise pour justifier l’avortement";

    "l’infanticide" qui en certains pays touche en particulier les "filles" et

    les "handicapes" ; "l’education sexuelle anti-vie" pour les jeunes.

    Cette seconde partie se conclut par trois affirmations, dont les deux

    premieres concernent les "agents de la culture de mort" qui apres avoir

    diffuse l’avortement dans le monde sont en train d’introduire "de facon systematique la legalisation de l’euthanasie" et qui "sont activement engages

    dans le controle eugenique de la population" allant jusqúa "la manipulation

    du code genetique humain". Enfin, la derniere affirmation concerne les

    "personnels de sante qui sont engages dans l’avortement et l’euthanasie qui

    deviennent des agents de morts plutot que des personnes qui soignent."

    La derniere partie de ce manifeste "appelle toutes les personnes qui aiment la vie a se mobiliser dans le combat decisif entre la vie et la mort".

    Plusieurs pistes d’actions sont donc proposees : entre autres "enseigner la

    verite au sujet de la personne" ; "restaurer partout une protection legale,

    solide et sans ambiguite, pour la protection du droit a la vie de l’enfant

    non encore ne, des handicapes et des personnes agees" ; "une plus grande

    solidarite avec les meres," en particulier celles qui subissent "des pressions pour avorter", et une "compassion pour celles qui ont eu un avortement" ; une "protection legale pour l’identite genetique" ; "une protection

    legale pour la conscience du personnel medical et de pharmaciens qui choississent la vie plutot que la mort"; "l’acces au comite d’ethique pour les

    experts pro-life" ; des "informations sur les interets financiers qui tirent profit de la culture de la mort".

    En final, les signataires de ce manifeste, "les participants au troisieme congres des mouvements pro-life" , "remercient specialement le Conseil

    Pontifical de la Famille pour nous avoir reuni ensemble en ce congres mondial Pro-Life historique. Puisse-t-il donner lieu a des congres nationaux,

    regionaux et locaux, pour coordonner et stimuler les efforts varies et complementaires de tous les mouvements pro-life." (apic/jmg

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