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    apic/Prague/Unda OCIC

    Prague: médias et dignité humaine (270994)

    Congrès mondial de l’Unda et de l’OCIC

    Prague, 27septembre(APIC/Alexis Dembélé) Plus de 500 délégués des cinq

    continents ont pris part à Prague du 16 au 23 septembre au Congrès mondial

    des radios et télévisions catholiques sur le thème des ’médias et dignité

    humaine’. Organisé conjointement par l’Association internationale catholique de radio et télévision (Unda) et par l’Office catholique international

    du cinéma et de l’audio-visuel (OCIC), ce colloque a permis de dégager des

    priorités qui ont pour nom professionalisme, formation et recherche.

    Le Congrès s’est déroulé en deux parties. D’une part l’assemblée générale de chacune des organisations. D’autre part le travail en atelier dans

    les domaine de la radio, de la télévision ou du cinéma. Plusieurs orateurs

    de marque ont apporté leur témoignage et leur réflexion sur la dignité humaine dans les médias.

    Mesurant le chemin parcouru, le président sortant de l’Unda le Thaïlandais Chainarong Monthienvichienchai a relevé que "politiquement parlant,

    ces sept dernières années ont été les plus mémorables de ces derniers siècles. Normalement, seules les grandes guerres peuvent produire les changements que nous avons vécus". Les médias ont fait connaître les drames de la

    guerre du Golfe, de l’ex-Yougoslavie, de la Somalie ou du Rwanda. Y a-t-il

    des limites à dire et à montrer ces atrocités? Telle image ou tel commentaire ne violent-ils pas la dignité humaine? Non, répond le P. Hink, président de l’OCIC. "Les médias sont le reflet de la dignité humaine. Tantôt

    bafouée, tantôt ennoblie. La recherche effrénée du profit fausse cependant

    les pistes", admet-il.

    Mgr Miloslav Vlk, archevêque de Prague, qui fut laveur de vitres à

    l’époque communiste, a rappelé que le régime communiste avait exclu l’Eglise des médias. "Tout était dirigé et organisé par le Parti... les plans se

    sont effondrés. Non à cause d’une faiblesse économique, mais à cause du

    manque de communication humaine." La force de tenir dans ce carcan? Mgr Vlk

    n’hésite pas: "La communication en petit groupe nous a donné beaucoup d’expérience. l’homme qui aime l’Eglise et l’Evangile est proche de Dieu. Dieu

    est communication".

    Pour le directeur de la politique intérieure, représentant le président

    Vaclav Havel, "les journalistes ont été les plus maltraités pendant les

    quarante ans d’oppression communiste". Le gouvernement totalitaire voulait

    détruire la pensée de tout un peuple.

    Une ’époque de la dérision’

    En matière de médias, on peut dire aujourd’hui que l’on vit dans une

    ’époque de la dérision’. La raison? Tout se vit maintenant en temps réel et

    en direct. Telle est la conviction de Thérèse Paquet-Sevigny, ancienne secrétaire adjointe de l’information des Nations Unies, actuellement directrice du département de communication de l’Université de Québec. Aujourd’hui les jounalistes ne jouissent-ils de leurs droits que pour exercer

    leurs devoirs? s’interroge-t-elle. Ils ne peuvent rien écrire ou dire sans

    qu’on se demande quelle est leur couleur politique. En fait il faut se demander: "Qui sont les journalistes?"

    Pour Mme Paquet-Sevigny, "la personne humaine doit devenir sujet et centre du traitement de l’infomation. La liberté humaine constitue le cheval

    de bataille pour les informateurs. Leur rôle consiste à apprendre et à

    transmettre la citoyenneté mondiale pour remédier aux douleurs de la dignité humaine". Il s’agit d’abord pour cela de réduire les écarts technologiques, de faciliter l’échange d’expériences entre les divers milieux, de

    renforcer les projets nationaux et continentaux. Les femmes doivent également avoir un meilleur accès au médias et les lieux et les occasions de

    formation doivent se multiplier.

    Profesionnalisme, formation, recherche, telles sont les priorités dégagées par les participants au Congrès de Prague. Le défi est grand pour

    l’Eglise, si elle veut encore parler le langage de ce temps, aux hommes et

    aux femmes de ce temps. L’annonce de la Bonne Nouvelle, n’est-ce pas l’effort de voir, de dire, d’agir en référence à la dignité intrinsèque de tout

    être humain? (apic/ad/mp)

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