APIC - Portrtait
Mgr Amédée Grab, évêque auxiliaire à Genève
Gabriele Brodrecht
Genève, 4juin(APIC) Le jour de l’Assomption 1937, un petit garçon aux
yeux rayonnants se tient dans l’église Notre-Dame de Genève. Il a sept ans
et va bientôt devenir servant de messe. Plus de cinquante plus tard, il est
de nouveau là pour la fête de l’Assomption dans la chapelle de la Vierge,
remplie de cierges et de fleurs. Cett fois, il célébre lui-même la messe:
Amédée Grab est devenu entretemps évêque auxiliaire dans la cité des bords
du Rhône.
C’est là qu’il a grandi, dans le quartier des grottes et la paroisse
Notre-Dame fut sa deuxième famille. A l’époque,il s’appelait encore
Antoine-Marie et était interne au petit séminaire, il ne pouvait rentr à
la maison que tzous les 15 jours. Mais malgré le mal du pays, c’est
précisement dans cette école qu’il veutr aller car une chose est sûre: il
sera prêtre.
Qui rencontre Amédée Grab s’aperçoit immédiatement que l’Eglise est le
thème central de sa vie. Ses yeux s’illuminent et sa voix s’anime lorsque
dans son bureau dans une rue trnquille de la vieille ville de Genève, il
parle de la foi. De l’appel dde l’Evangile à la liberté et à la
responsabilité que les jeunes trouvent lorsqu’il cherche le sens de la vie.
L’évêque auxiliaire voudrait leur communiquer que l’Eglise est un lieu
où "on peut ouvrir son coeur, partager ses idées et ses sentiments. Un lieu
de la vie". Il a pratiquement toujours eu à faire avec les jeunes. Il fut
esneignant de nombreuses années et "très content de l’être". D’abord au
collège d’Einsiedeln qu’il a fréquenté lui-même. Il étudia également la
théologie à Einsiedeln après son entrée au couvent. Aujourd’hui encore il a
une cellule à sa disposition. En été 1958 après son ordination à la prêtrise, le jeune bénédiction part pour Ascona où il sera enseignant au Collegio
Papio durant vingt ans.
Outre l’histoire, il enseigne le français et l’allemand - "J’aime
beaucoup les langues" relève l’évêque qui s’espriem couramment en fançais,
allemand et italien. Il célébre parfoids aussi la messe en espagnol ou
"dans une certaine mesure" en portuguais, ce qui est un avantage dans la
ville internationale de Genève. Ici la moitié des catholiques et 80% des
jeunes qui reçoivent la confirmation sont des étrangers. Dans la paroisse
d’rorigne de l’évêques, situeé près de la gare, beucoup de gens en
voyage font une visite et des évêque des tous les pays font une halte à
Genève. mgr Amédéée Grab tient beaucoup "à l’unité du collège des évêques
du monde entier".
Pour chaque personne qui vient vers lui en Suisse, l’évêque auxilaire
qui a choisi pour devise "Humanitate et Caritate" veut êtrte présent.
Amédée Grab qui visite souvent les hôpitaux et les homes et qui
célébre régulièremnt la messe en prison, est convaincu qu’un évêque qui
veut bien accomplir sa tâche, "doit se souvier du bien de chacun en
particulier et de tous. Il doit aussi parfois pouvoir renoncer à ses idées
pseronnelles pour l’harmonie du diocèse et la volonté de l’Eglise. Amédée
Grab l’a vécu lui-me lors du synode 1972.
Cooment gérer les conflits, il le savait heureusement déjà lors de sa
nomination comme évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg en 1987.
Sa venus dfans la cité de Calvin faisit craindre à certains qu’il
s’agissait d’une menace pour la paix confessionnelle ou d’une stratégie en
vue de l’érection d’un diocèse à Genève. "Des articles ont paru dans la
presse des Etats-Unis", se souvient l’évêque auxiliaire. Mêm parmi les
catholiques, ceraines avitent pensée que le très bvon climat oecuménique à
Genève était en danger. D’autere pensaient encore que les relations entre
l’Eglise et l’Etat pourrtainet se détériorer. D’autres enfin ont proposé
que l’évêque aille un peu plus loin ou qu’au mons cela soit quelqu’un
d’autre..."
Mon entrée est pacifique
Le prédécesseur de Mgr Grab à Genève n’a pas eu la vie très facile. Le
futur cardinal Mermillod, le premier évêque à s’établir à Genève depuis
la Réforme fut exulsé de Suisse par les autorités fédérales en 1873 lors
du Kulturkampf et dut partir en exil. Le 18 septembre 1987, mgr Amédée
Grabe lors de son installation solennelle à la basilique Notre Dame, a
répété les mots que Mgr Mermillod qui fut aussi le bâtisseur de Notre
Dame - avit prononclé 130 ans plus tôt dans le même lieu: "Mon entreé est
pacifique".
Depui le début, il a cherché a faire son travail avec confiance et de
rester en dialogue avec toutes les parties, rappelle l’évûe auxiliaire qui
passe pour un bon diplomate. "Avec cinquante paroisses, je peux utant que
posssible les visitert au moins une fois par an, bien que je ne sois pas
partzout et que je ne puisse pas rencontrer personnellement les quleue
200’000 catholiques". A Genève il n’y pas de conflits comme dans le
diocèse de Coire. "Coire est assez loin d’ici", remarque l’évêque qui
ne pense pas seulement au sens géographique. Il entreteint par ailleurs des
"relations excellentes" avec Mgr Haas.
Lui-me n’est certainement pas un révolutionnaire et désire
soimplement être un évêque catholique. La tradition n’est popur lui pas un
gros mot. Il faut distinguer ce que l’on peut et doit changer et ce que
l’on peut pas changer à sa guise ou ce que l’on doit démocratiser.
Il parle de la prière "celui qui ne prie pas n’es pas un vrai chrétzien"
de l’obésissance et de la fidélité au Christ. Pour Amédée Grab, l’univers
entier est orienté à la glorification de Dieu