Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 65 lignes (max. 75 signes), 728 mots et 4820 signes.

    apic/Pologne/Canonisation d’Edith Stein/ à Wroclaw en juin/

    Pologne: Dix ans après sa béatification controversée, (250297)

    Edith Stein pourrait être canonisée par le pape en juin à Wroclaw

    Spire, 25février(APIC) Edith Stein, philosophe d’origine juive devenue

    religieuse carmélite, morte au camp de concentration d’Auschwitz en 1942 et

    béatifiée par Jean-Paul II en 1987, sera vraisemblablement canonisée cette

    année, a annoncé le porte-parole de Mgr Anton Schlembach, évêque du diocèse

    allemand de Speyer (Spire).

    Mgr Anton Schlembach représentera l’épiscopat allemand au prochain

    Congrès Eucharistique International, qui aura lieu du 25 mai au 1er juin de

    cette année à Wroclaw, en Pologne (la Breslau allemande), la ville de

    Silésie où est née Edith Stein. Le pape est attendu en Pologne pour

    l’occasion, et la cérémonie de canonisation aurait lieu à Wroclaw le 1

    juin.

    Martyre chrétienne ou juive?

    Edith Stein a été béatifiée par Jean-Paul II à Cologne le 1er mai 1987.

    Dans les milieux du Vatican, on fait remarquer que "la canonisation de la

    carmélite tient beaucoup à coeur au pape", qui a "toujours insisté pour que

    la procédure ne souffre aucun retard". On sait par ailleurs que le pape

    tient beaucoup à ce que les cérémonies de béatification et de canonisation

    aient lieu autant que possible dans la ville ou du moins dans le pays du

    candidat à l’honneur des autels.

    Edith Stein naît dans une famille juive allemande de Breslau le 12

    octobre 1891. Cadette de onze enfants, elle fait de brillantes études aux

    universités de Göttingen et de Fribourg-en-Brisgau, où elle est

    l’assistante du philosophe Edmund Husserl, le père de la phénoménologie

    (lui aussi d’origine juive), avant de devenir son disciple. Convertie au

    catholicisme en 1922, elle enseigne dans un lycée à Spire (1923-1931), puis

    à l’Université de Münster (1933). Privée de son enseignement par les nazis

    dès 1933, elle entre au carmel de Cologne et devient soeur Bénédicte de la

    Croix. Cinq ans plus tard, pour échapper aux persécutions, elle se réfugie

    dans un couvent hollandais à Echt, d’où elle est déportée avec sa soeur

    Rosa, le 2 août 1942, pour être emmenée au camp d’Auschwitz-Birkenau. Elle

    y est gazée sept jours plus tard, le 9 août 1942.

    La béatification de la carmélite a été accueillie avec des réserves dans

    la communauté juive et chez les partisans de l’amitié judéo-chrétienne:

    pourquoi élever à la dignité de martyre une seule victime d’une extermination qui, rien qu’à Auschwitz, a fait près de deux millions de victimes?

    Pourquoi proposer en exemple des victimes plutôt que des résistants? Pourquoi une juive convertie notoire, le type même de l’intellectuelle assimilée de l’Allemagne d’entre les deux guerres ? Edith Stein avait surtout

    écrit en 1942 vouloir donner sa vie "pour les péchés des juifs incroyants".

    Est-elle morte comme martyre chrétienne ou comme juive ? C’est en représailles à une lettre des évêques hollandais condamnant les méthodes de la

    Gestapo que les nazis sont venus l’arrêter à Echt en 1942. Mais la conversion et le baptême n’étaient pas de sauf-conduits, a-t-on objecté, et c’est

    bien parce que juive que la carmélite a été déportée.

    "Pour notre peuple"

    Malgré ces objections, Jean-Paul II a estimé que les relations judéo- chrétiennes étaient suffisamment mûres, surtout depuis sa visite historique à

    la synagogue de Rome (1986) pour qu’il puisse rendre hommage à celle qui

    fut l’une des premières personnalités à alerter le pape - dès 1933, quatre

    ans avant la célèbre encyclique "Mit brennender Sorge" - sur l’antisémitisme du national-socialisme. Jean-Paul II est revenu sur le sujet lors de

    l’Angélus du dimanche 26 février 1995, rappelant qu’Edith Stein a été "tuée

    comme tant d’autres par la férocité nazie" et qu’elle a affronté la déportation et la perspective de la mort consciente qu’elle allait mourir "pour

    notre peuple", avait-elle soufflé à sa soeur au moment de quitter Echt.

    Pour cette femme juive, éduquée "dans la tradition de ses pères", avait

    ajouté le pape, le choix de l’Evangile, "après une longue recherche", ne

    signifiait pas le rejet de ses racines culturelles et religieuses. Sa foi,

    trouvée à travers sainte Thérèse d’Avila, lui fit "relire l’histoire de son

    peuple avec plus de profondeur". Sa spiritualité, "puisée à la sagesse de

    la croix", la rendit capable d’une nouvelle solidarité avec ses frères,

    avait souligné Jean-Paul II, qui n’avait jamais appelé la carmélite par son

    nom de religieuse (Bénédicte de la Croix), mais à chaque fois par son nom

    juif: "Edith Stein", pour affirmer que "son sacrifice est un cri de paix,

    un service de la paix." (apic/cip/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus