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    apic/Pilule / femmes handicapées

    Rome: La pilule moralement acceptable pour des femmes handicapées? (280496)

    Réponse du Père Miranda dans "L’Osservatore Romano"

    Rome, 28avril(APIC) L’emploi de la pilule contraceptive est-il moralement

    licite, pour les femmes mentalement malades ou pour les religieuses, dans

    les régions "à risque" de viol? La question refait périodiquement surface

    chez les moralistes catholiques. "On ne doit pas chercher dans l’administration de la pilule lé remède aux violences subies par les femmes. Il faut

    plutôt tout faire pour empêcher ces violences", explique le Père Gonzalo

    Miranda dans "L’Osservatore Romano".

    Le Père Miranda, professeur de théologie morale à l’Athénée Pontifical

    "Regina Apostolorum" (Légionaires du Christ) et Secrétaire de l’Institut de

    bioéthique de l’Université catholique, revient une de ses interventions

    dont "certains journaux ont déformé le contenu."

    Selon la Repubblica et d’autres journaux le Père Miranda avait déclaré

    que "lorsqu’il s’agit d’un acte sexuel imposé et non voulu, la contraception représente seulement une forme de protection face aux conséquences

    d’un tel acte". En conséquence "Comme tel, l’acte de prendre la pilule de

    la part de religieuses qui vivent dans des zones "à risque" n’est pas un

    acte contraceptif vrai et à proprement parler, d’un point de vue moral,

    mais seulement un acte de défense". De même pour les "femmes psychiquement

    handicapées qui peuvent être conduites ou obligées à accomplir un acte

    sexuel".

    Le P. Miranda rappelle d’abord que sa déclaration n’approuve en aucune

    manière l’usage de la pilule contraceptive, en tant que telle: "je n’ai pas

    l’intention de contredire le moins du monde sur ce point l’enseignement de

    l’Eglise, dont je suis un partisan très convaincu".

    A la question: le recours à la pilule est-il éthiquement acceptable dans

    le cas d’une femme mentalement handicapée exposée à un viol? Le P. Miranda

    fait une mise au point précise. "Une femme qui se trouve dans des conditions de danger imminent de violence (et donc il ne s’agit pas de vie conjugale ni d’usage normal de la sexualité) peut ne pas être subjectivement

    imputable ("imputabile") si elle se défend contre une conception imposée,

    sans que l’on veuille par là justifier l’usage généralisé de la contraception".

    "Il est évident que lorsque une conception se vérifie, il est toujours

    immoral de recourir à l’avortement, c’est-à-dire à la suppression d’une vie

    humaine innocente", note le Père Miranda.

    Le religieux souligne en outre que l’on ne doit pas chercher dans l’administration de la pilule le remède aux violences subies par les femmes

    (handicapées ou non). Il faut plutôt faire tout ce qui est possible pour

    empêcher ces violences; dans le cas de personnes handicapées, en leur prêtant une plus grande attention, et en leur offrant, autant que possible,

    une meilleure éducation, pour ce qui est de la ’gestion’ de leurs actes.

    (apic/imed/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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