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    apic/Pékin/intervention de Mary Ann Glendon/délégation du Saint-Siège

    Conférence de Pékin:Intervention de la (050995)

    cheffe de la délégation du Saint-Siège

    Mary Ann Glendon dénonce la "féminisation de la pauvreté"

    Rome, 5septembre(APIC/CIP) La délégation du Saint-Siège approuve l’objectif du "Plan d’Action" proposé à la Conférence de "libérer la femme des

    fardeaux injustes dus à sa condition culturelle, qui l’ont trop souvent empêchée de prendre conscience de sa dignité", a déclaré mardi Mary Ann Glendon, chef de la délégation du Saint-Siège, devant les participants de la

    IVe Conférence mondiale sur la Femme actuellement réunie à Pékin.

    Mary Ann Glendon, une juriste américaine de 56 ans, mère de famille, a

    particulièrement mis l’accent sur "l’importance de trouver de nouvelles

    voies pour reconnaître la valeur économique et sociale du travail non rémunéré de la femme". Car, a-t-elle constaté, "nos sociétés offrent trop peu

    de reconnaissance tangible ou d’assistance concrète aux femmes qui luttent

    dans des circonstances économiques difficiles pour s’acquitter décemment de

    leur tâche d’élever les enfants."

    La cheffe de la délégation du Saint-Siège a également mis l’accent sur

    la "féminisation de la pauvreté". Elle a invité la Conférence à rechercher

    "les raisons, spécifiques selon les régions ou les systèmes économiques,

    qui poussent les femmes à porter les plus lourds fardeaux de la pauvreté".

    Concernant la santé de la femme, le document de la Conférence "n’est pas

    assez audacieux pour reconnaître la menace qui pèse sur la santé de la

    femme suite à des comportements largement répandus de permissivité

    sexuelle".

    Falsification de l’enseignement de l’Eglise sur la parenté responsable

    Mary Ann Glendon a constaté à ce propos que "l’enseignement de l’Eglise

    catholique sur la procréation est souvent mal compris. Dire qu’elle encourage la procréation à tout prix est franchement une falsification de son

    enseignement sur la parenté responsable", a-t-elle protesté.

    Le Saint-Siège estime par ailleurs que quiconque prétend oeuvrer à la

    promotion de la femme doit contribuer à la lutte contre l’avortement, en

    "offrant à toute femme ou fille enceinte qui a peur et qui reste seule une

    meilleure alternative que la destruction de l’enfant dans son sein".

    La cheffe de la délégation vaticane s’est réjouie que la Conférence "a

    rendu un grand service en attirant l’attention sur la violence exercée contre les femmes et les jeunes filles, violence physique, sexuelle, psychologique ou morale". Toute violence doit être condamnée, particulièrement la

    violence sexuelle encouragée par "une culture hédoniste et commerciale de

    plus en plus répandue".

    En conclusion, la délégation du Saint-Siège souhaite que la Conférence

    de Pékin puisse "contribuer à construire une civilisation de l’amour où

    chaque femme, chaque homme et chaque enfant puisse vivre en paix, dans la

    liberté et l’estime mutuelle, dans un total respect de ses droits et de ses

    responsabilités". (apic/cip/bol/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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