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    apic/Pays-Bas/ euthanasie banalisée/ réaction évêques

    Pays-Bas: La "standardisation" de l’euthanasie risque (060197)

    de conduire à des dérives, avertissent les évêques

    Utrecht, 6janvier (APIC) La pratique de l’euthanasie aux Pays-Bas est sur

    la voie de la "standardisation", avec le risque de voir s’élargir le champ

    de ses applications, estiment les évêques catholiques de ce pays.

    Pour la Conférence épiscopale néerlandaise, cela aura "inévitablement"

    pour conséquence que l’application de l’euthanasie et de l’aide au suicide

    sera toujours davantage considérée comme moralement licite et sera à l’abri

    de poursuites pénales. Ce qui n’a plus rien à voir avec la notion de situation de détresse invoquée pour justifier l’euthanasie, laquelle ne peut

    être pratiquée que dans des cas "uniques et extrêmes".

    Les évêques font cette mise au point dans une déclaration publiée suite

    à la parution d’un rapport d’évaluation paru en novembre dernier. Ils répètent que la mort directe et l’aide qui lui est apportée sont "illicites".

    Ils rappellent en outre que "tant l’inviolabilité de la vie humaine que la

    mort dans la dignité doivent être garanties". C’est pourquoi, ajoutent-ils,

    il est bon que l’euthanasie et l’aide au suicide restent passibles de poursuites pénales dans la législation néerlandaise.

    Les évêques ne sont pas pour autant convaincus que l’euthanasie active

    sera effectivement soumise à pénalisation. Un enquête révèle en effet que

    40% seulement de cas d’euthanasie sont signalés. Pour les évêques, ce pourcentage devrait atteindre les 100 %.

    L’importance de la conscience des médecins

    En conclusion, la Conférence épiscopale des Pays-Bas insiste sur "l’importance capitale" de la formation de la conscience chez les médecins, qui

    va de pair avec une "conscience aiguë des normes et valeurs". Le médecin

    est par excellence "au service" de la vie humaine, sur laquelle il a un

    pouvoir "irrévocable". Une pratique médicale rigoureuse concernant la fin

    de vie doit consister dans "des soins terminaux adéquats, un accompagnement

    de la fin de vie et des soins palliatifs convenables, c’est-à-dire des

    soins qui assurent au patient, à la famille et aux proches une assistance

    médicale, psychique, sociale et spirituelle valable". (apic/cip/ba)

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