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    apic/Pays-Bas/ abus sexuels

    Pays-Bas: l’Eglise établit des directives pour les cas d’abus sexuels

    Création d’une centrale de contact (230695)

    Utrecht, 23juin(APIC) La Conférence des évêques des Pays-Bas et l’Union

    des supérieurs religieux viennent d’établir des directives concernant les

    cas d’abus sexuels constatés dans l’Eglise. Ce document est adressé aux paroisses, aux internats et écoles catholiques ainsi qu’à d’autres institutions ecclésiastiques. Les évêques ont prévu en particulier la mise sur

    pied d’une centrale de contact spécialisée.

    Toute personne, victime ou témoin d’abus sexuels pourra s’adresser à

    cette centrale par téléphone 24h sur 24h ou par poste par l’intermédiaire

    d’une case postale à Amsterdam. Le respect de la stricte confidentialité

    est garanti. A toute victime d’abus, la centrale offrira la possibilité

    d’un soutien direct par une personne de confiance désignée par l’évêque ou

    par le supérieur religieux. Les personnes accusées pourront également

    bénéficier de ce service. Interdiction formelle est faite cependant au

    conseiller d’une victime d’échanger des informations avec le conseiller du

    présumé coupable. La centrale fournira aussi le conseil juridique en cas de

    dépôt de plainte pénale.

    La centrale de contact informera l’évêque ou le supérieur religieux de

    la personne accusée, si celle-ci est au service de l’Eglise. L’évêque ou le

    supérieur est alors tenu d’ouvrir une enquête en vue d’examiner les mesures

    à prendre. Une commission ad hoc veillera au bon déroulement de celle-ci et

    fournira un rapport.

    L’évêque ou le supérieur religieux décidera ensuite de la sanction, qui

    peut aller d’une thérapie obligatoire, au renvoi pur et simple en passant

    par une suspension provisoire ou un déplacement. Ceci bien sûr indépendamment d’éventuelles suites pénales et civiles.

    Le document présente aussi les aspects psychologiques du problème, en

    rappelant notamment que les abuseurs ont souvent été eux-mêmes abusés, et

    que les personnes abusées une première fois risquent plus de l’être à nouveau. Dans le cas de prêtres ou de religieux, les cas d’abus sexuels sont

    trop facilement mis en lien avec le célibat, relève le document. On croit

    que l’abandon du célibat serait le moyen d’éviter de telles abus. De fait

    on ne peut voir un lien de causalité direct entre les deux choses, insistent les directives épiscopales. (apic/kap/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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