Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 50 lignes (max. 75 signes), 558 mots et 3717 signes.

    apic/Pasteur Rochat/Eglise/Réfugiés

    Vaud: Le pasteur Rochat, nouveau médiateur "Eglise-réfugiés"

    Inquiétudes pour le vote du 1er, à quelques jours de son entrée en fonction

    "J’aurais honte d’être Suisse si l’initiative de l’UDC passe" (291196)

    Lausanne, 29novembre (APIC) "La Suisse a une tradition d’accueil: pensez

    aux Huguenots!" A la veille de la votation du 1er décembre sur l’initiative

    UDC "contre l’immigration clandestine", le pasteur Daniel Rochat, nouveau

    "médiateur Eglise-réfugiés" de l’Eglise protestante vaudoise, se déclare

    inquiet de l’issue possible du scrutin.

    Nommé par le Conseil synodal de l’Eglise évangélique réformée du canton

    de Vaud (EERV), le pasteur Rochat vient d’entrer en fonction, succédant au

    pasteur Daniel Corbaz, qui a été 11 ans durant la cheville ouvrière de ce

    ministère.

    Comment le pasteur Rochat définit le poste et le travail de médiateur?

    "Le poste de médiateur Eglise-réfugiés m’apparaît comme une plate-forme de

    relation directe, que l’Eglise s’est donnée, pour assurer sa présence aux

    cotés des réfugiés. Ce qui signifie concrètement des contacts avec des requérants d’asile afin de les aider à faire des recours et les aiguiller

    vers les juristes compétents, mais aussi les accompagner lorsqu’ils reçoivent une réponse définitivement négative à leur demande d’asile".

    En somme, poursuit le pasteur Rochat, il s’agit de rendre le plus humain

    possible la condition très, très difficile des requérants d’asile.

    "Nous avons actuellement 6’500 demandeurs d’asile dans le canton de Vaud.

    Ils sont hébergés dans 19 centres gérés par la Fondation d’aide au requérants d’asile dans le canton de Vaud (FAREAS). Le médiateur doit aussi etre

    un trait d’union entre les différents organismes qui s’occupent des requérants d’asile, à savoir le Centre social protestant, Caritas, SOS-Asile ou

    l’Entraide protestante suisse (EPER). Un troisième aspect du travail de médiateur consiste à etre un vis-à-vis ecclésiastique pour l’Etat et les différents organismes officiels qui interviennent dans le secteur de l’asile.

    Je crois que les deux médiateurs - le protestant et le catholique, l’abbé

    Claude Ducarroz - sont écoutés et bien ressentis par les instances officielles. Enfin le médiateur a aussi pour tache de sensibiliser les paroisses - protestantes, en ce qui me concerne - à l’action de l’Eglise auprès

    des réfugiés".

    Le repli et la peur de l’étranger

    Le passage de témoin aura lieu le 6 décembre. Soit quelques jours après

    le scrutin du 1er décembre, qui pourrait bien n’être qu’une pierre noire

    pour la politique d’asile si l’initiative de l’UDC devait être acceptée.

    Soit quelque jours avant, aussi, la Journée des droits de l’homme, le 10

    décembre.... Qu’est-ce que ce vote inspire au pasteur Rochat? "J’ai très

    peur que l’initiative passe. On sent, de l’autre coté de la Sarine, surtout

    dans les petits cantons et grâce à la campagne de publicité de l’UDC, un

    certain repli et une peur de l’étranger beaucoup plus marquée qu’en Suisse

    romande.

    Si l’initiative passe, estime-t-il, ce sera la catastrophe pour des milliers de demandeurs d’asile qui, jusqu’à maintenant, entraient d’abord en

    Suisse, faisaient ensuite leur demande dans l’un des quatre centres - Genève, Bale, Kreuzlingen et Chiasso - et attendaient dans un centre d’hébergement que l’on statue sur leur cas. "Si l’initiative est acceptée, 80% des

    demandeurs d’asile ne pourront plus déposer de demande parce qu’ils n’ont

    pas de papier. Alors qu’il est pratiquement impossible pour un requérant

    d’asile - un vrai - qui a subi des tortures, qui a été emprisonné dans son

    pays d’origine, d’arriver chez nous avec des papiers. Pour avoir été immigré moi-même pendant 12 ans, j’aurais un peu honte d’être Suisse si l’initiative était acceptée dimanche. (apic/spp/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus