Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 44 lignes (max. 75 signes), 466 mots et 3243 signes.

    apic/Paris/CCFD/MCD/RMALC

    Paris: Le CCFD reçoit des délégations mexicaines (240195)

    "Trop riche" pour avoir droit à l’aide au développement

    Paris, 24janvier(APIC) Le Comité catholique contre la faim et pour le développement a reçu une délégation du Mouvement citoyens pour la démocratie

    (MCD) et du Réseau mexicain d’action sur le libre commerce (RMALC). Les délégations ont attiré l’attention sur la gravité de la situation économique

    au Mexique et sur la dépendance économique qu’entraîne le traité de

    commerce de l’ALENA.

    Les personnalités mexicaines ont souligné combien la société civile du

    pays s’est sensiblement prise en main ces dix dernières années. Ainsi, le

    mouvement citoyens pour la démocratie (MCD) lutte pour obtenir une vraie

    démocratie éléctorale, indépendante du pouvoir. Grâce à lui, 15’000

    personnes se sont mobilisées pour contrôler la dernière élection

    présidentielle. Le MCD veut également obtenir une meilleure séparation des

    pouvoirs.

    Quant au Réseau mexicain d’action sur le libre commerce (RMALC), il

    cherche, depuis le traité de l’ALENA, à intégrer dans les négociations sur

    l’ouverture commerciale des frontières des accords sur le droit au travail

    et la protection de l’environnement. Pour les membres de la délégation mexcicaine, il ne fait pas de doute que traité de l’ALENA a introduit une plus

    grande dépendance de l’économie mexicaine à l’égard de l’économie nord-américaine et qu’il ne facilite pas le développement durable du Mexique.

    Renégocier le traité de commerce de l’ALENA

    Le RMALC demande, face à l’urgence de la situation, la possibilité de

    renégocier la dette extérieure du Mexique plutôt qu’un nouveau prêt. Les

    travailleurs mexicains ont des salaires bien inférieurs à ce que l’inflation impose comme minimum vital. De plus, le plan d’urgence adopté par le

    gouvernement prévoit que 500’000 d’entre eux seront licenciés cette année.

    Le RMALC estime aussi qu’il faut revoir le traité de commerce afin que le

    Mexique puisse gérer de manière indépendante la crise économique. D’autre

    part, le Mexique, en plein développement, n’étant plus considéré comme un

    pays en voie de développement mais comme un pays industrialisé, il n’a pas

    droit aux mesures d’aide au développement dont il aurait besoin.

    Sergio Zermeno, sociologue, considère que l’effondrement de l’économie

    mexicaine montre clairement que le traitement de choc du néo-libéralisme

    est erroné: "Les jeunes économistes mexicains formés au USA se sont trompés

    quand ils ont estimé que la désorganisation du pays ne serait que

    provisoire. Le nombre d’entreprises mexicaines est passé de 150’000 en 1985

    à 75’000 aujourd’hui. Le maïs, les haricots et le lait sont dorénavant

    importés à des tarifs inférieurs de moitié à ceux du Mexique. A terme,

    c’est la fin de l’économie paysanne du pays. Les résistants zapatistes

    refusent précisément l’accord de libre commerce arguant qu’il met en péril

    30 millions de personnes", explique-t-il. En ligne de mire, les organismes

    fianciers internationaux qui ont imposé un modèle de développement à cause

    de la dette internationale. Et une seule solution, selon les délégations

    mexicaines, "Renégocier l’ALENA". (apic/jcn/eb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus