Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 67 lignes (max. 75 signes), 716 mots et 4675 signes.

    apic/Pape/Rabbin Toaff/ anniversaire

    Rome: Le pape reçoit le grand rabbin Elio Toaff (150496)

    dix ans après sa visite à la Synagogue de Rome

    Les progrès des relations entre le Saint-Siège et Israël

    Rome, 15avril(APIC) "Nous entendons donner l’exemple de la fraternité humaine", a déclaré Jean-Paul II au grand rabbin de Rome, Elio Toaff, qu’il a

    reçu lundi, dix ans après sa visite historique à la Synagogue de Rome.

    Aucun détail sur cette rencontre anniversaire n’a filtré. Interrogé par

    le correspondant de l’APIC à Rome, le grand rabbin s’en est tenu à la réserve d’usage pour une visite privée. Egalement questionné, le Saint-Siège

    a répondu que la publication du discours que Jean-Paul II a adressé à Elio

    Toaff est "suffisamment explicite".

    Dans ce discours, le pape n’a pas caché son "émotion" et sa "joie" au

    seul souvenir de la "visite bénie" du dimanche 13 avril 1986. Il s’est souvenu de la qualité de l’accueil reçu. "Aujourd’hui, je vous accueille dans

    ma maison comme vous l’aviez fait dans la vôtre", a-t-dit à son hôte.

    Véritable symbole

    Le pape entendait surtout donner le poids d’un véritable "symbole" au

    "nouvel esprit d’amitié et de sollicitude réciproque" qui règne désormais

    entre les deux communautés religieuses: "Nous entendons donner l’exemple",a

    déclaré le pape, parlant du climat d’amitié sincère et de sollicitude fraternelle qui sont les présupposés de l’accueil réciproque qui prépare un

    futur plus serein pour tous".

    Actualité du jour évoquée?

    Lors de cette rencontre, il est probable que les deux chefs religieux

    ont parlé de l’actualité dramatique que vivent les populations au Liban et

    en Israël, mais faute de sources vérifiables, personne n’est en mesure à

    Rome de confirmer ces suppositions. En revanche, Jean-Paul II qui fêtera

    ses 76 ans le 18 mai prochain, et Elio Toaff, qui aura 81 le 30 avril,

    n’ont pu que se féliciter du chemin parcouru depuis la visite du pape à la

    Synagogue de Rome, il y a dix ans.

    Le désir, alors exprimé par le grand rabbin de voir établies des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l’Etat d’Israël, s’est réalisé,

    dans son principe le 30 décembre 1993, formellement le 15 juin 1994. Le 13

    avril 1986, Elio Toaff avait estimé en effet qu’"un changement d’attitude à

    l’égard de la terre d’Israël serait reçu avec gratitude de la part de tout

    le judaïsme mondial" et qu’il "pourrait contribuer de façon effective à la

    pacification de cette zone du monde".

    Pourquoi ce long délai ? Jean-Paul II, dès le début de son pontificat,

    avait dit publiquement qu’il ne s’opposait pas au principe de la reconnaissance d’Israël, mais il avait précisé qu’elle n’était pas encore possible

    pour des raisons de conjoncture politique régionale avec le conflit araboisraélien latent, le Saint-Siège n’ayant d’ailleurs jamais caché son soutien à la cause palestinienne.

    Evolution significative après la Conférence de Madrid

    Après la rencontre de la Synagogue de Rome, il a fallu attendre septembre 1991 et l’ouverture du processus de paix au Proche-Orient, lors de la

    Conférence de Madrid, pour observer une évolution significative. Ces longs

    mois de négociations ont abouti à la reconnaissance du principe d’une autonomie des Palestiniens en Israël. Sur un autre plan, ils ont provoqué le

    déclic pour des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l’Etat

    d’Israël, devenues effectives en juin 1994.

    Dix ans après la visite à la synagogue de Rome, deux autres contentieux,

    d’ordre historique et culturel, restent à dissiper entre les religions juive et chrétienne: si des déclarations orales ne manquent pas, les responsables de la religion juive voudraient que l’Eglise catholique s’exprime

    noir sur blanc à propos de la Shoah et de l’antisémitisme. A la Synagogue

    de Rome, et ensuite à diverses reprises, le pape a parlé des juifs comme

    les "frères ainés" des chrétiens, devant être traités comme tels. Au nom

    des catholiques, il a "exécré" le "génocide" de la seconde guerre mondiale

    et rappelé l’enseignement du Concile Vatican II (Déclaration "Nostra aetate") sur l’antisémitisme, attitude "gravement déplorable".

    En outre, le pape a demandé à deux commissions du Vatican d’étudier

    soigneusement ces deux questions (Shoah et antisémitisme) sur les plans historique et théologique, pour aboutir à la rédaction d’un document dont

    personne ne sait la forme qu’il prendra et ni la date possible de publication. La Commission pour les "Rapports religieux avec le judaïsme travaille

    actuellement sur la Shoah. L’une des commissions préparatoires du Jubilé de

    l’an 2000 travaille quant à elle sur l’antisémitisme. Sans omettre la question très disputée: quelle fut la part de responsabilité de l’Eglise dans

    l’antisémitisme ? (apic/jmg/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus