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    apic/Pape/Parkinson/Confirmation?

    Rome: On reparle de la maladie de Parkinson du pape (141096)

    Une confirmation du Vatican pour bientôt ?

    Rome, 14octobre (APIC) Alors que Jean-Paul II a surpris tous les observateurs dimanche à l’Angelus, qu’il a récité à l’hôpital Gemelli, apparaissant

    ensuite souriant et très détendu - une attitude rarissime ces derniers mois

    - le "New York Times" du 13 octobre, suivi par quelques journaux italiens,

    reparle de la maladie de Parkinson.

    Le quotidien américain fait état de "conversations privées" qui relaient

    des "sources officielles du Vatican", selon lesquelles le pape souffrirait

    "d’une forme de la maladie de Parkinson". Il ajoute que le Vatican pourrait

    en donner "sous peu" une confirmation officielle.

    Interrogé à ce propos par l’Agence APIC lundi matin, le directeur de la

    salle de presse, Joachim Navarro-Valls, a fait savoir qu’il n’avait "aucun

    élément nouveau à communiquer de la part des médecins".

    Le tremblement de la main gauche de Jean-Paul II n’échappe en effet plus

    à personne. Il semble que les premiers symptômes en sont apparus en 1992. A

    l’époque, seul un doigt tremblait, et l’explication officielle, donnée plusieurs fois par J. Navarro-Valls était que c’était une conséquence de l’attentat de mai 1981, une des balles ayant transpercé la main gauche du pape.

    Mais aujourd’hui c’est tout le bras gauche qui tremble. Les observateurs

    s’accordent en outre pour constater chez le pape des difficultés d’articulation, plus ou moins prononcées selon les situations.

    Ces difficultés, particulièrement visibles lors du voyage de Jean-Paul

    II en Hongrie, les 6 et 7 septembre, avaient conduit J. Navarro-Valls a reconnaître, le 7 septembre, à Gyor que ces problèmes étaient dûs à un "syndrome de nature extrapyramidale". Le journal "Le Monde" en avait conclu que

    le pape souffrait de la maladie de Parkinson.

    Observateurs perplexes

    Au Vatican, personne n’a jamais avancé un tel diagnostic. Interrogé à ce

    sujet le 8 octobre, le professeur Crucitti, qui a opéré le pape de l’appendicite, a affirmé que le tremblement de la main était un problème qui était

    "l’affaire d’autres spécialistes".

    Aux yeux des observateurs, le tremblement de la main pose aujourd’hui

    deux problèmes. Le premier est la rareté des sources médicales sérieuses

    sur un problème évident et dorénavant public. Le précédent de l’appendicite

    qui, selon "des sources vaticanes bien informées", était un "cancer généralisé", laisse en effet plus d’un observateur perplexe et prudent vis-à-vis

    de toute interprétation nouvelle. D’autant qu’un "syndrome de nature extrapyramidal" peut certes signifier la maladie de Parkinson, mais aussi d’autres maladies neuronales.

    Le second problème, si l’hypothèse de la maladie de Parkinson devait un

    jour se confirmer, est de savoir si cette maladie évolutive peut un jour

    affecter la capacité du pape de gouverner l’Eglise et comment dans ce cas

    le Vatican va gérer la communication d’une maladie irrémédiable, sans pour

    autant affaiblir l’autorité de la responsabilité pontificale, dont il est

    le gardien. (apic/imed/pr)

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