Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 65 lignes (max. 75 signes), 693 mots et 4656 signes.

    apic/Pape/Migrants

    Migrations: Jean-Paul II rend attentif au sort des femmes (060994)

    Le regroupement familial: un droit

    Rome, 6septembre(APIC) 1995 ayant été décrétée par les Nations Unies "Année Internationale de la Femme", c’est donc la femme qui est au coeur du

    message de Jean-Paul II pour la journée mondiale des migrants, dont le texte a été donné mardi à Rome.

    L’Eglise observe en effet que "le nombre total de femmes en situation de

    migration tend désormais à égaler celui des hommes". Elle remarque aussi

    que "les femmes non mariées sont de plus en plus nombreuses dans les flux

    migratoires" et appelle sur elles "une protection contre les abus et les

    exploitations". Quant aux autres femmes, "personne ne peut ignorer que dans

    des situations d’émigration, le poids de la famille repose souvent en bonne

    part sur la femme", écrit le pape.

    Facteur aggravant, ce sont "les sociétés les plus évoluées qui attirent

    surtout les flux migratoires et ces sociétés créent des conditions de vie

    telles que les deux membres du couple sont obligés de travailler". Les

    conséquences, selon le Pape, en sont supportées surtout par la femme qui

    "de fait, est contrainte d’exécuter un double travail, ce qui est encore

    plus lourd quand elle a des enfants".

    Ce constat amène l’Eglise à réclamer plusieurs changements, en plaidant

    par exemple en faveur du regroupement familial. "Pour avoir laissé leur famille dans leur pays d’origine, des femmes vivent une véritable déchirure

    affective, souligne le pape. Cette coupure vient directement de lois qui

    retardent, quand elles ne l’interdisent pas, la reconnaissance du droit au

    regroupement familial".

    L’Eglise "peut comprendre un renvoi provisoire du regroupement familial

    en vue de favoriser un meilleur accueil par la suite, mais on doit repousser, précise le Pape, l’attitude de ceux qui refusent ce regroupement comme

    une sorte de prétention sans aucun fondement juridique".

    Quitter son pays pour chercher de meilleures conditions: un droit

    L’Eglise estime que le droit de "quitter son pays pour aller chercher

    ailleurs de meilleures conditions de vie" est fondamental. Elle pense que

    les "nations les plus riches sont tenues d’accueillir, dans la mesure du

    possible, l’étranger à la recherche de la sécurité et des ressources nécessaires pour vivre quand on ne peut pas les trouver dans son propre pays".

    Ceci dit, l’Eglise ne "nie pas à l’autorité publique le droit de contrôler et de limiter les flux migratoires quand existent des raisons de bien

    commun, graves et objectives, qui touchent à l’intérêt des émigrants euxmêmes".

    Mais le Pape tient à préciser, en l’Année Internationale de la Femme,

    que "les pouvoirs publics ne peuvent négliger les raisons qui poussent tant

    de femmes à quitter leur pays d’origine. Elles ne partent pas seulement

    pour saisir des opportunités plus intéressantes mais elles sont surtout

    poussées à fuir des conflits culturels, sociaux ou religieux, des traditions invétérées d’exploitation, des législations injustes ou discriminatoires, pour ne citer que quelques exemples".

    Le texte met aussi en évidence "un phénomène actuellement en expansion

    et qui touche particulièrement les femmes: l’immigration clandestine", qui

    entraîne des fléaux comme le commerce de la drogue et la "plaie de la prostitution".

    L’Eglise exige un "devoir de vigilance" à l’encontre des pays de provenance où "des organisations douteuses poussent des jeunes filles sur les

    voies de l’expatriation clandestine". Elle presse enfin les pouvoirs publics des pays d’accueils devant "l’urgence de garantir aux femmes la parité de traitement tant pour les salaires que pour les conditions de travail

    et de sécurité". Jean-Paul II demande également que "des instruments soient

    mis au point pour faciliter l’insertion et la formation culturelle et professionnelle de la femme, autant que sa participation aux bénéfices des aides sociales, aide au logement, assistance scolaire et déductions fiscales

    pour les enfants".

    Le pape lance "un appel pressant" aux communautés chrétiennes concernées

    par l’afflux de migrants: elles doivent veiller à "un accueil cordial et

    fraternel pour que les familles de migrants puissent retrouver partout dans

    l’Eglise leur propre patrie". Il termine par une évocation biblique du phénomène de la migration: "l’histoire du salut nous rappelle comment la providence divine a agi à l’intérieur des imprévisibles et mystérieuses interactions des peuples, religions, cultures et races diverses". (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus