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    apic/Ouganda/Rebelles/Massacres/Evêques

    Ouganda: Le massacre perpétré par les rebelles diminue les chances de paix

    Quatre évêques renoncent à entrer en dialogue avec eux (260796)

    Gulu, Ouganda, 26juillet(APIC) Quatre évêques catholiques romains, chargés par la Conférence épiscopale ougandaise d’une mission de paix dans le

    nord du pays, ont été forcés de renoncer à leur mission à la suite du massacre d’une centaine de réfugiés par les rebelles.

    Ce massacre a été perpétré le 13 juillet dans deux camps situés dans le

    district de Kitgum. A l’aube, 300 membres de la Lords’Resistance Army

    ("l’Armée de la résistance du Seigneur") ont envahi les camps, où s’étaient

    installés une centaine de réfugiés du Soudan voisin qui avaient fui la

    guerre civile dans leur pays.

    Au moment du massacre, les évêques Paul Kalanda du diocèse de Fort Portal, Hadrian Ddungu de Masaka et Erasmus Wandera de Soroti - étaient à Gulu, capitale de l’Ouganda du Nord. Avec un confrère, ils devaient examiner

    les possibilités d’entamer des pourparlers de paix avec les rebelles.

    Le général de division Salim Saleh, conseiller à la présidence pour les

    affaires militaires et politiques dans le nord, a indiqué aux journalistes

    que, peu avant le massacre, les évêques étaient venus le voir pour discuter

    d’une initiative de paix avec les rebelles, en vue de mettre fin à la guerre civile qui déchire le nord depuis dix ans et a fait des milliers de victimes.

    "Le jour suivant, les rebelles ont massacré les réfugiés. Les évêques,

    parvenant à peine à croire ce qui s’était passé, ont quitté Gulu le lundi,

    sans même me dire au revoir", a rapporté le général.

    Les responsables de plusieurs Eglises ont exhorté le président Yoweri

    Museveni à entamer des négociations de paix pour faire cesser les combats.

    Dans le passé, le gouvernement avait essayé - mais sans succès - de d’entamer des pourparlers de paix avec les rebelles.

    Ceux-ci sont dirigés par un ancien catéchiste catholique romain qui veut

    prendre le pouvoir et diriger le pays "d’après les dix commandements de la

    Bible". Les combattants - qui mêlent sorcellerie et catholicisme - croient

    qu’en s’enduisant le corps d’une certaine huile, ils pourront résister aux

    balles, et que des pierres blanches peuvent exploser comme des grenades à

    main.

    Ils se conduisent avec grande cruauté, mutilant les civils, leur coupant

    le nez, les oreilles et les lèvres.

    L’Ouganda a accusé le gouvernement soudanais de les soutenir. "Cette

    fois, il semble que les rebelles ont agi sur ordre du Soudan", a dit le général Saleh. Les rebelles ont attaqué les camps alors que l’armée ougandaise poursuivait un autre groupe dans une direction opposée. "Et nous ne nous

    attendions pas du tout à une attaque contre les camps de réfugiés".

    Le général Saleh a reconnu que son désir d’entamer des pourparlers avait

    complètement disparu à la suite du massacre. "Pour le moment, j’ai chassé

    de mon esprit toute idée de négociations. Je vais me consacrer à l’organisation de l’armée. (apic/eni/pr)

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