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    apic/ONU/Vatican/Liberté religieuse

    ONU: Le Saint-Siège plaide en faveur de la liberté religieuse (150295)

    Les membres de minorités religieuses ne peuvent

    être considéré comme des citoyens de 2e classe

    Rome/Genève, 15février(APIC) Les membres de minorités religieuses ne sauraient être considérés dans aucun Etat comme des citoyens de seconde classe, a reléve Mgr Paul Tabet, observateur du Saint-Siège. lors de la 51e

    session de la la Commission des droits de l’homme de l’ONU, réunie à Genève

    la semaine dernière. Le Saint-Siège a vigoureusement plaidé en faveur de la

    liberté religieuse. Pour l’Eglise catholique, la liberté de religion est un

    des droits fondamentaux de la personne humaine.

    Mgr Tabet constate qu’un grand nombre de situations, d’incidents et de

    politiques gouvernementales démontrent que la liberté de religion n’est pas

    toujours respectée dans le monde. Une société digne de ce nom se doit de

    respecter de manière totale et effective la dignité de la personne, dont

    découlent ses droits fondamentaux. Elle a par conséquent le devoir de

    garantir que tous les citoyens puissent jouir de la liberté de religion, en

    particulier ceux qui sont en condition de minorité à cause de leur croyance.

    Ainsi, "l’exercice du droit à la liberté de religion ne peut être considéré comme une concession faite par l’Etat à ceux qui résident sur son territoire, a déclaré Mgr Tabet. En outre, la garantie de ce droit ne peut

    être considérée comme une exception. Il est anormal qu’un Etat prévoie pour

    les religions des dispositions juridiques ou administratives plus restrictives que celles réglementant d’autres organisations.

    Le Saint-Siège souhaite également que le cadre légal qui assure l’existence des religions dans la société, soit conforme aux standards du droit

    international. Ce qui implique "la possibilité de sanctionner les abus

    éventuels qui pourraient être commis dans la manifestation de la religion".

    Certains Etats non seulement n’accordent pas une pleine liberté de religion à tous leurs habitants mais les soumettent même à une persécution ouverte ou larvée. D’autres, estime le Saint-Siège, sortent de leur compétence en s’immisçant dans le fonctionnement interne des religions et en ne

    respectant pas leurs structures et leur organisation propres. Pour l’Eglise

    catholique, il est regrettable que des Etats "favorisent un système religieux unique, avec la conséquence d’exclure, au moins de fait, les autres

    religions".

    Le Saint-Siège, a poursuivi Mgr Tabet, est conscient que les religions

    peuvent être perçues, à cause de manifestations d’extrémisme, comme des

    facteurs d’intolérance plutôt que d’harmonie sociale. Elles sont alors appréhendées comme un risque pour la paix et la sécurité, plutôt que comme

    une richesse et un apport au développement culturel et social.

    Mais ne pas reconnaître l’apport spécifique des croyants et des religions au bien commun est "le fruit d’un laïcisme qui ne laisse plus l’espace nécessaire aux manifestations extérieures légitimes de la religion", at-il conclu. (apic/jmg/pr)

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