APIC, No 247 - Mercredi 5 septembre page 12
Le pape a quitté la Tabnzanie pour le Burundi (050990)
Inculturation, solidarité avec l’Afrique: des discours
remarqués
Moshi, 5septembre(APIC) Le pape Jean Paul II a pris congé
mercredi de la Tanzanie, première étape de son 7e voyage
africain, après une visite de 5 jours dans ce pays, en
adressant un appel aux nations les plus développées de la
terre pour qu’elles inaugurent une nouvelle ère de solidarité
avec l’Afrique. Il s’est de plus exprimer à propos de l’inculturation avant d’entamer la deuxième partie de son périple, le Burundi, où il a été accueilli à Bujumbura en début
d’après-midi par le président Pierre Buyoya, devant lequel il
a abordé le problème de la réconciliation nationale.
Au cours de son discours d’adieu prononcé à Moshi (Tanzanie) peu avant de s’envoler pour le Burundi, Jean Paul II a
évoqué l’inculturation en saluant la contribution de la culture locale dans la diffusion de l’Evangile et parlé du défit
d’acueillir et de diffuser le message de l’Evangile d’une façon "authentiquement africaine" Chaque population, a-t-il déclaré, chaque langue de la terre est appelée à professer et à
exprimer dans son propre langage l’Evangile du salut".
Arrivé vers 15 heures à l’aéroport de Bujumbura, capitale
du Burundi, l’un des rares centres urbains du pays situé la
côte nord-est du lac Tanganika, le pape s’est adressé aux responsables et à la population du Burundi en prêchant la réconciliation nationale en réponse aux souhaits de bienvenue
du président Pierre Buyoya: "Je voudrais être pour vous messager de confiance et de paix...", a-t-il dit en abordant le
problème de la réconciliation, problème ravivé en 1988 dans
ce pays où, comme en 1972, les affrontements entre ethnies
hutu et tutsi avaient fait des milliers de morts. Dans
l’après-midi, Jean Paul II s’est rendu à la cathédrale de Bujumbura, où il a rencontré un groupe d’intellectuels et
d’universitaires à qui il a expliqué que "quant on est appelé
à exercer des responsabilités, "la référence doit être le
bien commun et que celui-ci ne se divise pas: aucun frère,
aucune soeur ne doit être exclu".
Après une visite de courtoisie au président Pierre Buyoya,
le pape a gagner la nonciature où l’attendait le corps diplomatique. Il a axé son discours, sur la coopération entre les
nations, qui "doit devenir la rencontre des peuples avant
d’être une collaboration technique". Il faut, a-t-il dit, dépasser la simple relation d’échanges de produits et la recherche de profits. "Devant le dénuement et la maladie, c’est
la solidarité et l’amour fraternel qui motiveront une entraide désintéressée".
Son dernier discours, consacré au sida, c’est aux membres
de la Conférence épiscopale burundaise qu’il l’a réservé.
Toujours à l’anonciature, il a invité les évêques à "informer, éduquer, en acceptant pas que le problème soit traité au
mépris de l’éthique". (apic/jt/pr)