Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 75 lignes (max. 75 signes), 788 mots et 5268 signes.

    apic/Nigéria/Cultes dissidents/Missionnaires

    Nigéria: Floraison de "nouvelles Eglises" (240295)

    Des catholiques romains sont mécontents:

    ils fondent des Eglises dissidentes

    Lagos, 24février(APIC) Les Nigérians passent pour très pieux et ils seraient même souvent superstitieux. Ils croient en Dieu mais leur foi en la

    puissance du mal et du démon est maintes fois exploitée par des Eglises

    dissidentes. Certains catholiques mécontents du message traditionnel de

    l’Eglise fondent de nouvelles Eglises pas très orthodoxes, rapporte Leo Regan, de l’agence oecuménique ENI.

    Ces nouvelles Eglises sont, pour la plupart, fondées par des catholiques

    romains mécontents du message traditionnel de l’Eglise. "Ils dénichent un

    lopin de terre, revêtent une robe blanche, inventent un credo, promettent

    quelque miracles, acceptent des aumônes et - Alléluia - une nouvelle Eglise

    est née".

    "C’est à minuit que tout commence ... des cris et des acclamations résonnent dans la nuit... ’Alléluia! Hosanna! Alléluia!’". Ce sont les prières des Sabbatharians (le samedi est leur jour de repos), membres d’une des

    nombreuses Eglises dissidentes du Nigéria, qui se sont installés autour de

    l’église catholique Notre-Dame-de-Lourdes, dans un faubourg de Lagos, la

    capitale.

    Malgré la concurrence de la nouvelle Eglise, Notre-Dame-de-Lourdes accueille encore de nombreux fidèles dans ce faubourg bruyant de Lagos. Tous

    les dimanches, des milliers de croyants se pressent dans cette grande église délabrée et le parking avoisinant, où les prêtres doivent installer des

    haut-parleurs.

    Des éléments païens s’infiltrent

    C’est avec un certain pragmatisme que le curé de la paroisse, le missionnaire irlandais Tony Egan, parle de ses bruyants voisins, les Sabbatharians. "Peut-être est-ce leur façon d’exprimer ce que nous leur avons apporté... à leur manière, la manière africaine", dit-il. "Mais certains éléments païens et non chrétiens s’infiltrent et cela peut devenir dangereux.

    J’ai vu certains d’entre eux décapiter des pigeons vivants, répandre leur

    sang sur les participants, et forcer ceux-ci à le boire... Et tout cela au

    nom de Jésus!".

    Certains exploitent le créneau de ces nouvelles Eglises, car il y a de

    l’argent en jeu. "Si vous promettez de protéger les gens contre le démon,

    les mauvais esprits et toutes sortes de maux, si vous leur faites miroiter

    des solutions faciles moyennant un certain prix, alors votre popularité est

    faite. Et ils n’auront aucune hésitation à vous payer pour cela".

    Les Nigérians vivent de plus en plus dans l’angoisse

    Et de poursuivre: "Les Nigérians vivent de plus en plus dans l’angoisse.

    Ils craignent que l’économie du pays ne s’effondre. Comment faire pour

    joindre les deux bouts? Vont-ils pouvoir manger à leur faim? La crainte

    fait partie intégrante de leur vie."

    Lorsqu’on demande au Père Tony Egan si l’Eglise catholique pouvait être

    accusée d’entretenir cette peur, il répond: "Je n’exploite pas leur crainte. Je suis absolument convaincu que mon rôle est de leur redonner espoir,

    de les arracher au désespoir dans lequel ils sombrent". "Lorsque vous êtes

    le prêtre d’une paroisse pauvre, poursuit-il, vous devez apporter aux

    défavorisés l’espoir qu’un jour tout ira mieux. Cela ne veut pas dire après

    la mort, ni dans une autre vie, mais dans un proche avenir. C’est Dieu qui

    est le maître de nos vies."

    Le christianisme est une affaire prospère au Nigéria. L’Eglise a su

    adapter et inclure la culture africaine traditionnelle dans la vie des

    chrétiens. Pour les premiers missionnaires, les pratiques et croyances traditionnelles étaient mauvaises et païennes. Le prêtre nigérian Emmanuel Patrick relève que le christianisme a imprégné la culture nigériane, mais il

    l’a aussi bouleversée. "Notre peuple avait certaines croyances et le christianisme les a détruites."

    La religion de l’homme blanc

    "Nous croyions qu’il existait des forces divines au-dessus de nous. Nous

    croyions en plusieurs dieux, un dieu de la terre, un dieu des ignames, un

    dieu de tant de choses, et nous pensions que nos ancêtres avaient des pouvoirs qui leur permettaient d’intervenir pour nous." Le christianisme, a-til poursuivi, nous a conduits à croire que tout cela n’existait pas et

    qu’il n’y avait qu’un seul Dieu... Nous croyions que nous adorions Dieu.

    Nous ne l’appelions pas Dieu, et pourtant c’était le même Dieu. Mais pour

    l’homme blanc, nous agissions comme des païens. Je ne crois pas que nous

    adorions des idoles... Les premiers missionnaires ont apporté le christianisme mais ils ont aussi amené avec eux leur propre culture."

    Bientôt des missionnaires nigérians en Europe?

    L’ère des premiers missionnaires blancs s’achève peu à peu, conclut le

    reportage d’ENI. Les missionnaires ont inculqué aux Nigérians une foi profonde qui fait aussi partie de la culture du pays. Les candidats à la prêtrise sont nombreux et les séminaires ne peuvent pas faire face à toutes

    les demandes, alors qu’en Europe les candidats sont rares et les séminaires

    ferment. "Bientôt ce seront des missionnaires nigérians qui iront en

    Angleterre et en Irlande", prédit Tony Egan. (apic/eni/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus