Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 52 lignes (max. 75 signes), 514 mots et 3677 signes.

    apic/Mine/Eglises/Appel

    Les Eglises exhortées à lutter pour l’interdiction des mines antipersonnel

    Le COE et la FLM montent aux barricades avant la Conférence de l’ONU

    Genève, 5mars(APIC) Les Eglises exhortent à lutter pour obtenir l’interdiction des mines antipersonnel. Qui provoquent, estime-t-on, la mort de

    800 personnes par mois. Sans parler des mutilations, ni des enfants, principales victimes.

    Alors que se poursuivent les préparatifs de la Conférence des Nations

    Unies qui aura lieu le mois prochain sur le problème des mines antipersonnel, deux grandes organisations internationales d’Eglises, le Conseil oecuménique des Eglises (COE) et la Fédération luthérienne mondiale (FLM), appellent leurs Eglises membres à participer à une campagne visant à obtenir

    l’interdiction totale des mines antipersonnel.

    Les effets et séquelles des mines antipersonnel se font sentir bien

    longtemps après la fin des hostilités. La majorité des 800 victimes, qui

    meurent chaque mois à la suite d’explosion de mines antipersonnel, sont des

    femmes, des enfants et des travailleurs agricoles.

    L’Angola, l’Afghanistan et le Cambodge sont les pays les plus touchés

    par ce terrible fléau. Au Cambodge, un habitant sur 236 a subi l’amputation

    d’un membre.

    Selon les experts, depuis 1991, plus de cinq millions de mines ont été

    posées dans l’ancienne Yougoslavie et au Rwanda. De nouveaux champs de mines sont aujourd’hui encore créés en Géorgie, en Azerbaïdjan et au Tadjikistan.

    La Conférence des Nations Unies, qui aura lieu à Genève du 22 avril au 3

    mai, devrait réviser le droit international concernant la fabrication,

    l’utilisation, le commerce et les stocks de mines antipersonnel.

    Le COE et la FLM appellent leurs Eglises membres à appliquer une stratégie en quatre points avant la Conférence: oeuvrer en faveur de l’interdiction, par le droit international, des mines antipersonnel, soutenir les initiatives nationales visant à déclarer unilatéralement les mines antipersonnel illégales, dénoncer les mines antipersonnel comme "contraires à la

    morale", et faire cause commune avec d’autres groupes de pression.

    Selon Rebecca Larson, chargée des questions de développement auprès de

    la FLM, la Conférence des Nations Unies "constitue un forum qui permet à la

    communauté internationale de reconnaître publiquement que les conséquences

    humanitaires des mines antipersonnel l’emportent de loin sur l’utilité militaire, et d’agir définitivement pour les rendre illégales".

    Tous les membres des Nations Unies ont approuvé l’"élimination éventuelle" des mines antipersonnel, dans une résolution de l’Assemblée générale

    adoptée par consensus en décembre 1994. Mais 22 pays sont allés encore plus

    loin, en réclamant l’interdiction totale des mines antipersonnel: Autriche,

    Belgique, Cambodge, Canada, Colombie, Danemark, Estonie, Islande, Irlande,

    Laos, Malaisie, Mexique, Mozambique, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Norvège,

    Pérou, Philippines, Slovénie, Suède, Suisse, Uruguay.

    La Belgique a interdit toute fabrication, utilisation et commercialisation des mines antipersonnel et a décidé de réduire ses stocks. Le 17 janvier, le gouvernement canadien a annoncé un moratoire général sur la fabrication, l’exportation et l’utilisation opérationnelle des mines antipersonnel.

    Le secrétaire général de la FLM, Ishmael Noko, pour qui les trois prochains mois seront un moment critique du processus de révision de la législation concernant les mines antipersonnel, a exhorté les 122 Eglises membres de la FLM dans le monde à soutenir cette campagne. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus