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    apic/Mgr Duprey/ rapports orthodoxes catholiques/ conférence

    Fribourg: Malgré des tensions, Mgr Pierre Duprey confirme (220396)

    l’amélioration des relations entre orthodoxes et catholiques

    "Une communion presque parfaite"

    Fribourg, 22mars(APIC) "Malgré les tensions des trois derniers siècles,

    les Eglises orthodoxe et catholique tendent vers ’une communion presque

    parfaite’. Au point d’exclure totalement tout re-baptême entre elles". Cette conviction et cet optimisme, Mgr Pierre Duprey, Secrétaire du Conseil

    pontifical pour l’Unité des chrétiens les a défendus dans une conférence

    donnée jeudi à Fribourg au Centre Ste-Ursule devant plus de 80 personnes.

    Il était l’invité de l’Institut oecuménique de Fribourg dans le cadre de la

    semaine d’études sur l’Orthodoxie et l’Occident.

    Mgr Duprey, Père Blanc originaire du Nord de la France, avait été convoqué à Rome par un télégramme, en 1963, pour y venir travailler "pour quelques temps". Son mandat se prolongea à tel point qu’il ne quitta plus le

    Vatican si ce n’est pour rendre visite auyx Eglises soeurs orthodoxes notamment dans les pays de l’Est et au Moyen-Orient. Nommé secrétaire de la

    commission pour l’Unité des chrétiens, il a souvent oeuvré comme émissaire

    de Paul VI et de Jean Paul II dans leurs relations avec l’Eglise orthodoxe.

    Blocages au 16e siècle

    Le conférencier a d’abord rappelé comment le Concile Vatican II avait

    marqué une étape décisive dans la qualité de la relation entre les deux

    Eglises. La visite de Paul VI au Patriarche de Constantinople, Athénagoras,

    a également permis de rétablir une confiance mutuelle.

    Vers la fin du 16e siècle, a rappelé Mgr Duprey, l’apparition de communautés catholiques romaines en Orient avait provoqué des blocages de la

    part des orthodoxes. Ceux-ci n’étaient alors plus considérés par le Vatican

    comme l’Eglise voulue par le Christ pour le salut dans cette région du monde. Rome voulait alors que l’unité passe par "la communion canonique avec

    l’évêque de Rome" ou, en plus clair, par la soumission au pape.

    Depuis cette période, de nombreuses nations, notamment la Pologne et

    l’Ukraine, sont passées d’une puissance politique à l’autre. L’appartenance

    confessionnelle contribuait alors à renforcer l’identité nationale. Ce qui

    explique la tendance encore actuelle à lier politique et religion en Europe

    orientale.

    Depuis les années 60, les premiers contacts en vue d’une reconnaissance

    mutuelle se sont se sont multipliés. Le dialogue s’est alors poursuivi et

    les catholiques classent les Eglises orthodoxes parmi "les Eglises soeurs

    en communion presque parfaite". Un document rédigé en 1993 par la Commission mixte de dialogue à Balamand, au Liban, exclut même tout re-baptême

    entre catholiques et orthodoxes, ce sacrement jouissant d’une reconnaissance mutuelle entre les deux communautés chrétiennes. (apic/bb/ba)

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