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    apic/Mgr Belo / Jean Paul II

    Rome: Mgr Ximenes Belo reçu par le pape Jean Paul II (201296)

    "Ni conseils, ni consignes, ni mise en garde, mais des encouragements"

    Rome, 20décembre (APIC) Le pape Jean Paul II souhaite que le Prix Nobel de

    la paix, attribué à Mgr Carlos Ximenes Belo, evêque de Timor-Est le stimule

    à poursuivre son action en faveur de la paix. Recevant vendredi en audience

    privée Mgr Belo, le pape l’a félicité pour son travail.

    Mgr Belo a expliqué à l’issue de la rencontre que Jean Paul II ne lui

    avait donné ni "conseils" ni "consignes", ni "mises en gardes", ni "appel à

    la prudence". Le pape était "très content". "Il comprend très bien la situation", a commenté Mgr Belo. L’entretien entre les deux hommes a été

    bref, pas plus de 5 à 6 minutes. Pour sa part, Mgr Belo a remercié Jean

    Paul II pour "son soutien, sa solidarité, sa prière".

    "Je n’ai fait que mettre en pratique la doctrine sociale de l’Eglise et

    le magistere des papes, y compris celui de Jean-Paul II en matière de paix,

    de justice et de réconciliation", a commenté Mgr Belo, à propos de la réception du Prix Nobel de la Paix. L’évêque s’engage à travailler désormais

    pour son peuple avec le "même enthousiasme, la même vérité, la même fidélité". En reponse à une question sur la "peur", Mgr Belo ajoute que le rôle

    d’un évêque est d’être prêt à "mourir pour son peuple".

    Il faut que ce peuple, continue le prix Nobel, soit "respecté" dans son

    "identité culturelle, ethnique, spirituelle". Que les "droits de l’homme"

    soient respectés. Et travailler au développement intégral, c’est-à-dire

    aussi "spirituel et moral" du pays.

    A propos de l’émigration des jeunes Timorais, Mgr Belo regrette l’absence d’une vraie industrie, qui permettrait aux jeunes de ne pas s’en aller,

    de travailler, d’étudier, avec professionnalisme, sur le terrain.

    Mgr Belo n’est pas membre de la Conférence épiscopale indonésienne, il

    prend part cependant aux séances lorsque c’est néccessaire en tant qu’observateur. "Mes rapports avec les évêques indonésiens sont bons", soulignet-il.

    Sur les questions d’ordre "politique" comme par exemple le rôle du Portugal dans la solution des tensions au Timor-Est, ou la question d’un référendum d’autodétermination, Mgr Belo prèfère ne pas répondre, mais souligne

    qu’il est là pour "servir" le peuple et chercher à "améliorer la situation". (apic/imed/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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