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    apic/Mali/ étudiants solidaires

    Bamako: Les étudiants maliens solidaires (101296)

    des Africains de la région des Grands Lacs

    Bamako, 10décembre (APIC, Alexis Dembélé) Toutes les écoles maliennes ont

    vécu récemment une journée pour exprimer leur solidarité avec les enfants

    africains vivant en zone de guerre. Conférences, débats, sketches, offrandes matérielles se sont succédées dans les classes et les amphithéatres.

    Etudiants de la ville et de la campagne ont massivement participé aux actions de sensibilisation et d’aide concrète. Une première en Afrique.

    Le professeur Drissa Diakité, doyen de la Faculté de lettres, arts et

    sciences humaines à Bamako, la capitale du Mali, a rappelé à ses auditeurs

    massés dans l’amphithéâtre de l’Ecole normale supérieure "que les premières

    victimes de la guerre sont toujours les femmes et les enfants. Les images

    des principaux foyers de conflits nous renvoient fréquemment des enfants

    accrochés aux seins flasques de leurs mamans, balottés d’un camp de réfugiés à un autre".

    Les questions des étudiants ont essentiellement porté sur le sort des

    enfants vivant dans les zones de guerre. Plus précisément sur celles des

    régions des Grands Lacs. Les graves événements qui s’y déroulent effraient

    plus d’un Africain. Des tensions etnniques, des combats et leurs lots de

    réfugiés rappellent ce qui s’est passé aussi au Libéria, en Sierra Leone,

    au Soudan et en Somalie.

    Quelles sont les bases de ces tragédies? interroge le conférencier.

    "D’abord des problèmes ethniques, tout en soulignant aussi les responsabilités de la période coloniale et post-coloniale dans ces conflits. Qualifiant la situation qui règne dans la région des Grands Lacs comme "abominable, Drissa Diatiké a cité les chiffres connus et désolants: 500’000 personnes contraintes à l’exode entrainant malnutrition, faim, maladies contagieuses (diarhées, choléra) qui font des milliers de victimes par jour.

    L’avenir des enfants

    Les étudiants ont demandé encore au professeur de Bamako comment il

    voyait l’avenir de tant d’enfants en péril. Réponse de Drissa Diatiké: prévenir et agir. Il faut à tout prix prévenir les conflits. Les dirigeants

    des pays africians et des organismes tels que l’Organisation de l’Unité

    africaine (OUA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doivent tout mettre en oeuvre pour empêcher le déclanchement

    de la guerre. Là où elle fait déjà ses ravage, qu’ils cherchent des solutions en apportant des soutiens matériels et moraux.

    Les débats dans les écoles de tout le pays ont été considérés comme

    d’excellentes séances d’éducation civique. Une occasion pour les jeunes maliens de s’imprégner des dures réalités que vivent d’autres Africains. Une

    sorte de rendez-vous pour vibrer aux valeurs de solidarité, de tolérance et

    de paix.

    Après cette campagne de sensibilisation, un appel a été lancé au gouvernement malien pour qu’il fasse tout son possible pour éviter au Mali de pareilles épreuves. L’avenir des jeunes dépend de la paix. Un lâcher de colombes a eu lieu devant le monument de la paix en présence du Président de

    la République du Mali, Alpha Oumar Konaré. Le monument de la paix a été

    construit il y a quatre mois pour ranimer la flamme de la paix de Tombouctou: Une image symbolique de la fin de la rébellion touarègue et de la réconciliation entre tous les Maliens. (apic/ad/ba)

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